BSC : Bilan des lectures d’Avril

Les Chevaliers du Tintamarre – Raphaël Bardas

Je suis tombée sur ce livre en me promenant sur Babelio il y a de ça un an ou deux et j’ai tout de suite été intriguée par son intrigue. Le ton y semblait très désinvolte et humoristique tandis que le cadre s’approchait d’un mix entre les romans de cape et d’épée et le fantastique, ce qui m’a évidemment convaincue de l’ajouter à ma pàl. J’avoue avoir utilisé le BSC comme prétexte pour le lire étant donné sa petite taille, à peine 272 pages qui se lisent d’une traite. Il m’a pourtant fallu un petit moment avant de pouvoir rédiger un avis à son sujet car j’étais partagée entre plusieurs impressions.

Éditeur : Mnémos
Publication originale : 2020
Genre : Hurban fantasy, Humour
Nombre de pages : 272

Silas, Morue et Rossignol rêvent d’aventures et de grands faits d’armes tout en vidant chope de bière sur chope de bière à la taverne du Grand Tintamarre, qu’ils peuvent à peine se payer.

Lorsque la fantasque et très inégalitaire cité de Morguepierre, entassée sur les pentes d’un volcan, devient le théâtre d’enlèvements de jeunes orphelines et voit des marie-morganes s’échouer sur ses plages, les trois compères se retrouvent adoubés par un vieux baron défroqué et chargés de mener l’enquête. Les voilà lancés sur les traces d’un étrange spadassinge, d’un nain bossu et d’un terrible gargueulard, bien décidés à leur mettre des bâtons dans les roues… et des pains dans la tronche.

En me lançant dans la lecture de « Les Chevaliers du Tintamarre », je savais que j’allais faire face à quelque chose d’absurde et je n’ai pas été déçue. Dans un premier temps, nous rencontrons dans l’atmosphère bruyante du Grand Tintamarre les personnages peu avenants de Silas le charcutier, Morue le poissonnier-pugiliste et Rossignol le musicien. C’est qu’ils aiment bien trainer dans ce bar et refaire le monde autour d’un verre ou d’une bonne baston ces trois-là et leur dernière lubie les entrainera encore plus loin dans leurs ambitions de grandeur.

Plantons le décor, nous sommes dans la cité de Morguepierre, au nom aussi charmant que sa description. En d’autres mots, on n’a pas trop envie de s’y retrouver et la vie y semble assez compliquée, du moins lorsqu’on ne sait pas voler pour rejoindre les beaux quartiers qui se trouvent dans les nuages. Mais nos trois zouaves sont pauvres, portés sur la boisson et loin d’être érudits (surtout Morue et son langage fleuri), j’irais même jusqu’à dire que ce sont des gros beaufs mais avec le cœur sur la main. Imaginez maintenant ce trio se voir adouber à la six-quatre-deux et se voir propulsés à la tête d’une enquête policière, je ne sais pas pour vous en ce qui me concerne, juste l’idée m’a bien fait marrer. Alors j’ai parfois tiqué parce que c’est un humour cru qui est assez limite par moments et j’étais légèrement irritée par la façon dont les femmes étaient vues, à travers des yeux de personnages principalement masculins et libidineux. Cependant, l’un des personnages féminins relève un peu le niveau (heureusement) et encore, elle n’est perçue que comme un bout de viande à se mettre sous la dent et les personnages masculins n’hésitent pas à le lui faire savoir en plus de se foutre ouvertement de sa gueule. Je vous entends déjà brailler que « c’est de l’humouuuuur » mais je n’ai pas rigolé en fait, c’était juste lourd et blasant.

Ceci étant dit, je peux désormais dire ce que j’ai aimé : l’enquête et le mystère autour des marie-morganes dont je voulais tout savoir. J’ai beaucoup aimé cet univers pittoresque, suintant le mal-être mais riche en folklore et particularités. On se retrouve dans une ville maritime avec ses drames et ses ragots ainsi qu’une vie underground très développée. L’auteur ne s’est d’ailleurs pas privé pour inventer plusieurs termes argotiques propres aux habitants de Morguepierre, les rendant d’autant plus palpables. Je n’ai eu aucune difficulté à m’imaginer cet endroit et l’ambiance qui y régnait et j’étais très heureuse d’en explorer chaque recoin. L’intrigue en elle-même et le dénouement de l’enquête m’ont réellement plu, j’avais un peu deviné ce qu’il se tramait mais j’ai quand même été surprise, pour mon plus grand plaisir. Je n’ai peut-être pas ri aux éclats mais de nombreuses situations, cocasses bien comme il faut, m’ont tout de même décroché des sourires et l’expérience de lecture dans son ensemble était plutôt bonne.

Publié par

Cassy Own

Créatrice de l'Antre de la Green Witch, je suis une mangeuse de livres le jour, sorcière la nuit et couteau suisse au quotidien. J'ai rassemblé mes passions en un seul endroit pour les partager et échanger un petit bout de ma magie avec le monde (et l'univers!).

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