PAC : Bilan des lectures de Septembre

Bonjour à vous qui me lisez! Me revoici avec un tout nouveau format d’article, qui j’espère fera ses preuves. Je vous avais parlé du Pumpkin Autumn Challenge 🍁🎃 au début du mois de septembre et plutôt que de publier une à une mes « critiques », j’ai décidé de les compiler dans un seul et unique article qui servira de bilan mensuel pour le challenge. Je n’ai en effet pas chômé durant ce mois de septembre, je me suis mise à dévorer les livres plus vite que mon ombre. Mon secret? Des vacances évidemment! Rien n’est plus efficace qu’une session à la plage pour plonger la tête première dans les bouquins! Je vous parlerai donc ici des livres qui ont rythmé mon mois de septembre, m’ancrant de plus en plus dans la réalité de l’automne qui arrive et me permettant de tout doucement me mettre dans l’ambiance… ça sent la soupe de potiron tout ça!

Pour rendre les choses encore plus faciles, je vous ai bricolé un petit sommaire cliquable afin de naviguer entre les différentes critiques littéraires et présentations de romans. Pour commencer, j’ai fait simple en divisant l’article en plusieurs pages (j’y ai pris goût, désolée 😅), vous trouverez donc pour chaque page, un livre différent, easy peasy!

Sommaire
Page 1 : De Cape et de Crocs
Page 2 : La pâtisserie Bliss
Page 3 : Les Sorcières du Clan du Nord, tome 1 : Le sortilège de minuit
Page 4 : Le sang de l'épouvanteur
Page 5 : L'odeur de la pluie
Page 6 : D'autres royaumes
Page 7 : Femme du ciel et des tempêtes
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Claudine à l’école – Colette

Ah, que la série des Claudine m’aura marquée! Je me souviens en avoir lus quelques tomes étant adolescente, j’en ai même joué plusieurs scènes lors de mes cours de théâtre. Claudine est un personnage auquel je me suis pas mal identifiée à l’époque, insolente, têtue et roublarde, elle fini toujours par obtenir ce qu’elle veut. Fatalement, quand on s’intéresse aux « Claudine« , on fini irrémédiablement par s’intéresser à son autrice : Colette dont le personnage est inspiré. Si vous ne la connaissez pas encore, je vous laisse le plaisir de découvrir qui elle était. Voilà maintenant quelques années que je souhaitais relire cette série de livres, qui m’avaient laissé un bon souvenir, c’est donc assez naturellement que j’ai décidé de la reprendre avec le premier tome : Claudine à l’école dans le cadre de l’Astro Book Challenge. Je l’ai placé dans la catégorie « Est-ce que toutes les fleurs peuvent parler » du menu « La magie des plantes » pour les thèmes « cosy » et « douceur« , voici désormais cette catégorie close.

Éditeur : Lgf, Livre de Poche
Publication originale : 1900
Genre : Littérature française, classique
Nombre de pages : 256

Un titre bien sage pour un roman qui l'est moins. Claudine le reconnaît : «Vrai, cette école n'est pas banale !» Comment pourrait-elle l'être ? Les élèves ont des personnalités peu communes : la grande Anaïs, que Claudine qualifie de menteuse, filouteuse, flagorneuse, traîtresse, possède en outre «une véritable science du comique» ; les Jaubert sont agaçantes à force de sagesse ; Marie Belhomme, «bébête, mais si gaie» ; Luce, charmeuse autant que sournoise ; et les autres, «c'est le vil peuple». Quant aux maîtresses... Mlle Sergent, «la rousse bien faite», aussi intelligente que laide, est tout yeux pour son assistante, Mlle Aimée, la bien nommée. Ajoutez les instituteurs des garçons, le pâle Duplessis et le vaniteux Rabastens, le médecin scolaire, le Dr Dutertre, aux dents de loup, qui aime s'attarder auprès des grandes... et vous obtenez un mélange détonant. Pour parfaire l'ensemble, c'est une Claudine débordante de vitalité, excessive dans ses élans, qui mène la ronde.

Quelle bouffée d’air frais ce livre! À première vue, on pourrait penser qu’il ne s’agit que d’une histoire douce et simple, on lit le titre et on se dit qu’on va partager le quotidien d’une écolière naïve de la fin du 19ème siècle… Eh bien figurez-vous que Claudine, dont on lit le journal, est tout sauf naïve.

Insolente, fine d’esprit et sans vergogne et avec un caractère bien trempé, elle partage ses observations sur le monde et les personnes qui l’entourent sans mâcher ses mots. Il faut dire le portrait qu’elle nous dresse du village de Montigny et de ses habitants n’est pas des plus glorieux, et ce même si elle en parle avec tendresse. À la manière d’une anthropologue, elle observe les filles de paysans avec qui elle partage les bancs de l’école. Si elle ne partage pas les mêmes préoccupations qu’elles et se désole de leurs choix, elle parvient à faire preuve d’empathie et nous explique avec une franchise déconcertante les réalités de leurs quotidiens. Là où ça devient cocasse, c’est qu’elle ne s’arrête pas à l’analyse de ses camarades, tout le monde y passe et tout le monde en prend pour son grade! C’est au fond, une véritable fresque sociale.

Ce qui m’a le plus marqué durant ma lecture, c’est ce sentiment de liberté qui émane du personnage de Claudine. Elle fait ce qu’elle veut, sait ce qu’elle veut et comment l’obtenir et quand les choses ne tournent pas à son avantages, elle n’hésite pas à sortir les griffes et à se venger (c’est qu’elle sacrément cruelle, la petite). Le tout est renforcé par le style d’écriture léger et des tournures de phrases très imagées qui font souvent sourire tant elles sont justes. J’ai été assez surprise par les relations amicales et amoureuses que Claudine entretient avec les adultes et d’égal à égal. Le tout est expliqué le manière très naturelle et (presque) sans jugement.

On découvre alors avec stupeur que les professeur.e.s flirtent avec les élèves, que les maîtresses sont trop occupées à se bécoter pour donner cours correctement et que le docteur du village fait des avances aux collégiennes, au sein même de l’école, dans le plus grand des calme.

Faites-vous donc une énorme théière pour accompagner la lecture de Claudine à l’école parce que comme on dirait : « the tea is hot », il brûle même. Si Julie et Robert de la machine à café ne vous fournissent pas de ragots assez juteux, vous aurez de quoi être largement satisfaits. Je vous rassure tout de même, les révélations de Claudine seront aussi « scandaleuses » que votre esprit est mal tourné car les choses y sont expliquée à demi-mot et tout en finesse.

Fille des cauchemars – Kendare Blake

Amis des fantômes et autres manifestations d’outre-tombe, me revoici avec un dyptique qui se lit tout seul : Fille des cauchemars de Kendare Blake. Je parle de dyptique car c’est en effet une histoire qui se déroule sur deux tomes. On y rencontre Thésée Cassio Lowood (oui), exterminateur de fantômes solitaire qui dans sa quête, va se heurter à plus fort que lui… 

C’est une fois de plus, une lecture qui s’inscrit dans le cadre de l’Astro Book Challenge, dont je valide doucement les catégories. C’est assez naturellement que j’ai placé ces livres dans la catégorie « Mes amis de l’au-delà » du menu « L’art de la divination » pour les thèmes Esprits et Vaudou. J’aurais pu tricher en validant également le thème « Louisiane » car les références y sont nombreuses mais je préférais garder ce dernier thème pour une histoire s’y déroulant réellement.

Tome 1 : Anna
Éditeur : Lgf – Le livre de poche
Publication originale : 2011
Genre :  Jeune adulte, Fantastique, Horreur
Nombre de pages : 416

« La ville est plus hantée que je ne l'aurais cru. Une énergie macabre fourmille dans le sol, prête à éclore. Des mouvements imperceptibles ne cessent d'attirer mon attention. Je sais que, quelque part, se cache une âme si puissante qu'elle pourrait tuer par la seule force de son regard. Elle va essayer de me détruire. J'ai presque hâte de voir comment elle s'y prendra. »
Il s'appelle Thésée Cassio Lowood. Exterminer les fantômes, c'est sa mission. Elle s'appelle Anna Korlov, « Anna à la robe de sang ». Il traque, chasse, tue, sans remords. Elle extermine sans pitié ceux qui osent l'approcher. Pour lui, elle est une déesse de la mort ; pour elle, il n'est qu'une proie comme les autres. Pourtant, elle a décidé d'épargner sa vie...
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Mémoires de Thirgoths : La menace Hykxi – Jo Riley-Black

Aujourd’hui, je viens vous parler d’un roman que j’ai lu dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio. Le principe est relativement simple: on choisi un ou plusieurs livres dans une liste de titres, un tirage au sort a lieu et si on fait partie des heureux.ses élu.es, on reçoit le livre chez sois en échange d’une critique. Autant dire que j’étais ultra bouillante de participer, d’autant plus que le thème du mois de mars était « mauvais genre ». Je me suis donc lancée avec l’attitude du « alea jacta est » sans trop y croire. Je vous laisse donc imaginer mon air ahuri lorsque j’ai appris que j’allais recevoir le roman de Jo Riley-BlackMémoires de Thirgoths : La menace Hykxi, qui était mon premier choix dans la looooongue liste de romans proposés. J’en profite donc pour remercier babelio et les éditions Faralonn de m’avoir envoyé ce magnifique bouquin, que j’ai dévoré avec passion. 

Éditeur : Faralonn
Publication : 2020
Genre : Thriller, science-fiction
Nombre de pages : 322

Alors qu'elle mène une vie paisible au cœur de Londres, Jenny voit son monde chamboulé lorsqu'une explosion retentit et que les seuls capables de l'entendre ne sont autres qu'elle et son colocataire Jack. Soudain, le monde tel qu'elle l'envisageait jusque là, n'est plus. Jack, qui se révèle bien différent de celui qu'il prétendait être, va alors la propulser dans un univers où les humains sont loin d'être les seuls maîtres sur Terre. C'est alors que les révélations concernant sa vraie nature de Thirgoth vont l'amener à croiser le chemin de leurs ennemis, dont la sanglante révolte ne fait que commencer. Entre découverte de ses dons et affrontements, quel rôle Jenny va-t-elle pouvoir jouer dans la lutte entre Thirgoths et Hykxis ?

Lorsque j’ai posé les yeux sur « Les mémoires de Thirgoths », j’ai tout de suite su qu’il allait me plaire. Friande d’urban fantasy, de mondes secrets et de magie, j’ai été très rapidement enthousiasmée par le mystère que représentaient ces fameux Thirgoth et Hykxis (ouille, ma dyslexie). S’il y a une chose que j’aime par dessus tout, c’est de découvrir un nouvel univers et de m’y évader et je dois dire que j’ai été servie!

L’univers du roman m’a directement séduite, il répond aux codes de l’urban fantasy sans en devenir le cliché. Ma première surprise a été de découvrir notre personnage principal : Jenny qui est bien loin des héroïnes qu’on a l’habitude de rencontrer. C’est une jeune adulte anxieuse, renfermée, socialement inadaptée (serait-ce une héroïne avec TSA?) et qui vide les verres de scotch plus vite que son ombre. Elle est décrite comme peu sûre d’elle, complexée par son apparence et ses capacités physiques. J’ai par ailleurs réellement adoré la bienveillance dans le traitement des personnages qui malgré leur caractère bien trempé et leurs défauts, s’entraident et se boostent les uns les autres. Les dialogues et les relations qu’ils entretiennent sont teintées de messages positifs et empouvoirants qui font réellement la différence. En plus d’avoir une histoire bien ficelée avec des personnages profonds (et badass!), de l’action, du mystère et du danger, on a également une véritable ode à l’acceptation de sois et un message d’inclusivité qui transparait tout au long de la lecture. 

Globalement, j’ai trouvé une certaine fraicheur dans la narration, qui multiplie les points de vue. Nous suivons bien l’histoire de Jenny mais pas seulement! Il ne sera pas rare de suivre l’un ou l’autre personnage et d’en savoir un peu plus sur ce qu’il se passe dans leur tête. Dis comme ça, ça pourrait paraître un peu brouillon ou confus mais je n’ai eu aucun problème pour suivre. C’est un élément que j’ai beaucoup apprécié et qui m’a permis de m’attacher à des personnages que je n’aurais peut-être pas autant apprécié en temps normal. J’ai également été surprise par les ellipses, je m’étais attendue à vivre certains moments de la vie de Jenny à ses côtés car c’est ce à quoi j’ai été habituée, mais l’autrice en a décidé autrement! Sur le coup, j’étais légèrement frustrée mais ce fût de courte durée car l’histoire m’a vite rattrapée. 

D’autres éléments m’ont par contre réellement frustrée, le premier étant le mystère qui plane autour des Hykxis. On ne connait pas grand choses d’eux, mis à part qu’ils sont cruels, rebelles et adorent tuer des humains. Durant la lecture, mon petit doigt m’a donc soufflé ceci : « Tu ne trouves pas ça étrange de ne pas en apprendre plus sur eux? Ce serait une bonne idée de développer ça dans un second tome… ». J’ai très vite compris que je n’allais pas avoir le fin mot de l’histoire au bout de ce premier tome, parce que oui, il y en aura un second (mon petit doigt ne me trahi jamais). J’ai assez naturellement découvert une grosse partie de l’intrigue mais ça ne m’a pas gâché le plaisir de la lecture pour autant. Vous comprenez bien que la « frustration » que j’ai ressentie est uniquement due à mon impatience et au fait que j’ai véritablement accroché au roman. C’est un véritable supplice de devoir attendre la suite et je trépigne déjà!