Astro Book Challenge – Braiiiin

Pour cette troisième partie du menu « Les secrets de l’Au-delà », nous allons explorer le thème de la vie après la mort… mais sous une forme très spécifique! Je ne vous parle pas d’expériences de mort imminentes ou de réincarnation, bien que j’aurais pu mais du cas des zombies. Que se passerait-il si les morts venaient à se relever? Si on connait bien les scénarios catastrophes où les zombies n’en ont qu’après la cervelle des humains, il pourrait en être bien autrement. Imaginons un instant que les « zombies » soient des personnes comme vous et moi, avec des pensées, des espoirs et des émotions? Qu’en serait-il alors?

Ce qui m’intéressait avec ce thème, c’était sa portée sociale car lorsqu’on parle des zombies, on parle surtout de la société et de son effondrement. Comment l’humanité réagira t’elle face à une catastrophe d’une telle ampleur? C’est avant tout l’humain qui est mis en avant dans ce genre d’histoire et c’était précisément ce que je recherchais pour ce menu dédié à l’au-delà. Nous sommes ici dans le domaine de la science-fiction plutôt que de la magie évidemment mais si vous cherchez un parallèle magique, sachez que la zombification existe réellement dans le vaudou. Par contre, ça n’a strictement rien à voir avec des mangeurs de cervelles, c’est bien plus terrifiant que ça…

Les inspirations derrière cette catégorie se trouvent sans surprise dans le cinéma. Eh oui, c’est avec eux que j’ai appris à connaître les zombies, en commençant par le classique La Nuit des morts-vivants (1968) de George Romero pour continuer plus tard avec 28 jours plus tard (2002) de Danny Boyle et le génial Shaun of the Dead (2004) d’Edgar Wright. J’ai ensuite fait la connaissance d’autres films et séries humoristiques sur le sujet tels que Bienvenue à Zombieland (2009) de Ruben Fleischer et iZombie (2015) de Rob Thomas et Diane Ruggiero-Wright, cette dernière étant par ailleurs inspirée de comics. Parmi ces découvertes, il y a également eu un alien télévisuel : In the Flesh (2013) de Dominic Mitchell que j’ai trouvé vraiment dingue et qui m’a définitivement rendue fan du genre.

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Astro Book Challenge – Un avenir incertain

Et c’est reparti! Que tout le monde prenne place, départ de la fusée dans 3…2…1. Eh oui! Cette fois-ci, l’Astro Book Challenge m’a emmenée loin, toujours plus loin à une époque que nous ne connaissons pas encore, le futur! Le menu « Les Couloirs du Temps » est peut-être l’un de mes favoris du moment car les voyages dans le temps et intrigues temporelles me font rêver. C’est une forme de voyage qu’on ne peut effectuer que par l’imagination (pour le moment) et qui ne déçoit que très rarement. Je ne serai pas très scientifique ici mais pour moi, le voyage dans le temps devrait être possible si on l’envisage sous une forme cyclique et non linéaire. Je n’ai par contre aucune idée de ce que ce genre de voyage nous ferait subir en termes de transport de matière (peut-être qu’on arriverait à destination sous forme de blob, qui sait?).

Vous l’aurez compris, cette catégorie se concentre sur le voyage dans le futur. Je ne sais pas pour vous, mais si j’avais l’occasion de monter à bord d’une TARDIS, la première chose que je ferais serait d’aller voir ce qu’il se passe dans le futur! Depuis que je suis enfant, je m’interroge sur ce qui sera et comment les choses vont évoluer. Je ne compte d’ailleurs plus le nombre de dystopies que j’ai pu lire! Par contre, s’il y a bien un genre littéraire qui me résiste c’est la SF, pure et dure. Je suis une rêveuse et j’aime la magie et la nature, alors quand on ne parle que de science ou de robots, j’ai un peu plus de mal 😅.

Ai-je vraiment besoin de préciser quel livre se cache derrière la catégorie « Quand le chasseur n’est pas là, les androïdes dansent » ? Il s’agit bien évidemment de Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? (Blade Runner) de Philip K. Dick avec une petite pointe de The Minority Report (oui, comme le film) du même auteur. Dans une moindre mesure, je me suis également inspirée des nombreuses dystopies comme les sagas Hunger Games de Suzanne Collins et Divergente de Veronica Roth mais également Les Femmes de Stepford de Ira Levin. J’ai fait de mon mieux pour rendre la catégorie assez large pour pouvoir jouer avec les thématiques, je vous laisse d’ailleurs découvrir un peu plus bas ce que j’en ai fait!

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Mémoires de Thirgoths : La vengeance – Jo Riley-Black

Vous vous souvenez de l’opération Masse Critique de Babelio dont je vous avais parlé mon précédent article de critique littéraire? Eh bien j’ai eu l’énorme chance de gagner une nouvelle fois lors de l’édition du mois d’octobre « mauvais genre », qui est de loin ma catégorie préférée! Cerise sur le gâteau, il s’agit du second tome de « Mémoires de Thirgoths » de Jo Riley-Black, que j’avais eu le plaisir de découvrir lors de ma toute première participation à l’opération Masse Critique. Je ne remercierai jamais assez les éditions Faralonn et Babelio de m’avoir permis d’entrer dans le monde des Thirgoths et des Hykxis car sans eux, je serais sans doute passée à côté et ça aurait été vachement dommage!

Éditeur : Faralonn
Publication : 2021
Genre : Thriller, science-fiction
Nombre de pages : 288

Après la bataille acharnée contre les Hykxi, Jenny se retrouve à devoir se battre non plus seulement contre ses ennemis, mais également contre elle-même. Alors qu'elle cherche encore les réponses à qui elle est, de profonds changements viennent perturber la vie du Mirin de Londres. Aucun des Thirgoths, en particulier Lucinda, n'est épargné par la tempête qu'ont engendrés les évènements de Doncaster, dont les retombées sont loin de celles espérées. Il n'est plus question de paix. Bien au contraire, sous l'influence de Dani Alvarez, ennemie numéro un des Thirgoths, la menace ne finit plus d'enfler. Il n'est alors plus seulement question de la survie du peuple londonien, mais de toutes les nations surnaturelles du monde. Entre trahison, luttes de pouvoir, révélations troublantes, l'amitié et la rage de vaincre des Thirgoths seront le seul moyen de faire face à l'inimaginable.

Suite à l’énooooorme révélation et à la fin abrupte de La Menace Hykxis, c’est avec beaucoup d’impatience que je me suis ruée sur ce second tome fraichement publié. Je souhaitais en savoir plus : que s’est-il passé avec Jenny? Que signifient les événements qui ont eu lieu dans le dernier chapitre? Va t’on en savoir plus sur ces fameux Hykxis que tout le monde déteste? Ai-je eu mes réponses? Quelques-unes… mais je dois avouer avoir été prise de court.

Si le premier tome m’avait séduite dans son approche des personnages et les messages de bienveillances qu’il véhiculait, je dois admettre que ça n’a pas été le cas cette fois-ci. Ma première surprise a été de découvrir que le personnage mis le plus avant et dont on suit les péripéties était Lucinda et non Jenny. À travers le personnage de Lucinda, les choses ont pris une dimension totalement différente, le décor était plus cru, plus sombre et les dialogues ne manquaient pas de franc parler. Je ne sais pas si c’était une volonté de la part de l’autrice mais j’ai été déstabilisée à un tel point que j’ai eu l’impression de lire un livre d’une autrice différente. Je n’ai pas du tout reconnu l’ambiance que j’avais tant aimée, la bienveillance faisant désormais place à une colère à peine contenue (mais eh, le titre c’est « la vengeance » après tout). Une fois remise du choc initial, je suis toutefois parvenue à retrouver peu à peu mes marques et à suivre avec plaisir (ou horreur) les événements qui se déroulaient au Mirin de Londres.

J’ai beaucoup aimé en savoir plus sur certains personnages, qui n’avaient jusque là été présenté que sous un seul angle et de découvrir les autres populations surnaturelles et d’en savoir un peu plus sur leur rôle et leurs raisons d’être. Je déplore juste que ces mondes n’aient pas été creusés plus en profondeur et que les connaissances sur les Hykxis soient encore et toujours aussi floues. Les révélations faites dans ce tome-ci n’ont fait qu’éveiller de nouvelles questions : au final, pourquoi est-ce que tout le monde se bat et pourquoi les Hykxis semblent déterminés à semer le chaos coute que coute? Jusqu’à présent, la réponse résiderait uniquement dans leur essence démoniaque, ils viennent du monde d’en bas, du coup ils sont mauvais tandis que les Thirgoths sont des peuples de lumières et par conséquents bons… mmh je n’adhère pas et j’espère que nous aurons enfin des réponses dans le prochain tome. Parce qu’évidemment, le roman se termine encore sur une fin ouverte annonçant une suite (je suis très mécontente, qu’on se le dise), je me doutais que ça arriverait mais je me suis quand même sentie bête en tournant la dernière page.

Les Chroniques Martiennes – Ray Bradbury

Lorsqu’on parle des classiques de SF et d’anticipation, on parle obligatoirement de Ray Bradbury! Car si ce dernier a exploré de nombreux pans de la littérature, c’est bien dans le domaine de l’anticipation (l’histoire se passe dans le futur) qu’il a excellé. Je valide donc la catégorie La vie, l’univers et le reste du menu Les mystères du ciel pour les thèmes : science-fiction, espace, extra-terrestres et décalé avec le recueil de nouvelles : « Les chroniques martiennes« .

Éditeur : Gallimard
Publication originale : 1950
Genre : Science-fiction, Nouvelle, Horreur, Post-apocalyptique
Nombre de pages : 336

« J’ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p’pa ? Tu avais promis.- Les voilà », dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas. Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner. Les Martiens étaient là – dans le canal – réfléchis dans l’eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman. Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l’eau… »

Voilà un bon moment que je souhaitais me plonger dans Chroniques Martiennes. Ayant déjà lu plusieurs nouvelles et romans de Ray Bradbury ainsi que le célèbre Fahrenheit 451, je savais que la plume de l’auteur allait à nouveau conquérir mon cœur et emporter mon imaginaire dans des endroits insoupçonnés. J’ai beaucoup apprécié les liens entre certaines histoires car même si on se trouve ici dans un recueil de nouvelles, avec des histoires autonomes, certaines d’entres-elles se font des clins d’œil et nous offrent un sentiment d’unicité. Ici, Mars est bien loin d’être peuplée de « petits hommes verts » au profit de villes cristallines, personnages aux yeux d’or et paysages oniriques.

Artwork by Michael Whelan

Ce qui est intéressant dans ces récits, c’est l’impression de « futur du passé » qui s’en dégage. Ces histoires ont été publiées entre 1945 et 1950 et si on en décèle souvent les traces, certaines d’entres elles paraissent si contemporaines qu’on fini par l’oublier. J’avais un peu peur de tomber dans une vision naïve du futur ou poussée à l’extrême mais en réalité, le futur tel que décrit par Ray Bradbury semble relativement plausible. Il y décrit quelques avancées technologiques, qui font parfois sourire comme le téléphone inter spatial, alors qu’on parle aujourd’hui de passer des coups de fils sur la lune et d’obtenir la 4G pour les astronautes. Mis à part ces quelques touches futuristes et « avancées scientifiques », les humains (et leurs mentalités) quant à eux semblent tout droit sortis d’une autre époque et nous paraissent aujourd’hui quelque peu arriérés, en particulier dans leurs rapports les uns avec les autres. Je pense notamment au premier couple Martien présenté qui a tout d’un couple américain cliché des années 50. Cependant, le recueil traite des thèmes qui sont toujours d’actualité : le racisme, la surconsommation, l’acculturation,… Des sujets peu réjouissants, parfois tragiques certes mais décrits avec une telle poésie qu’ils nous laissent songeurs, dans l’espoir d’un futur meilleur.