Astro Book Challenge – Vade retro satana

Possession – Moka

Vous vous souvenez de l’opération Masse Critique de Babelio? Eh bien figurez-vous que j’ai une nouvelle fois tenté ma chance et que j’ai eu la chance de remporter ce livre 😊. À peine reçu, à peine lu, il ne m’aura pas fallu longtemps pour découvrir, dévorer et venir à bout de cette histoire dont je voulais absolument connaître le dénouement. Merci donc à Babelio et aux éditions L’École des Loisirs pour cette découverte!

Éditeur : École des loisirs
Publication originale : 2022
Genre : Jeunesse, Fantastique
Nombre de pages : 188

En achetant la plus belle maison du quartier, les Vendôme pensaient avoir fait une bonne affaire et s'étaient réjouis d'y emménager avec leurs trois enfants. Une nuit, le pire est arrivé. Leur fille Lucrèce s'est jetée du toit, sous les yeux de Malo son petit frère. Traumatisé, le garçon a passé deux mois en hôpital psychiatrique. Depuis son retour, Malo a l'impression que la maison lui joue des tours et s'en prend à lui. Ses affaires changent de place, les murs de sa chambre font des gargouillis, les poignées de porte disparaissent. Même ses parents deviennent bizarres et vivent de plus en plus confinés. Malo est persuadé que la maison dans laquelle sa famille vient d'emménager est malfaisante. Elle les a pris au piège. Un piège mortel...

S’il y a une chose à laquelle je ne m’étais pas attendue, c’est que ce roman n’allait tenir que l’espace d’une petite heure entre mes mains avides. C’était la première fois que je lisais Moka et son écriture fluide ainsi que son entrée en matière m’ont tout simplement emportée jusqu’à la fin du récit. Je ne sais pas encore si c’est une bonne ou une mauvaise chose car j’ai à la fois une sensation de trop peu mais j’ai également apprécié la cadence à laquelle les phrases se succèdent. Une chose est certaine, on ne perd pas de temps avec Possession et on entre dans le vif du sujet sans pincettes ni avertissement.

J’ai trouvé intéressant l’angle avec lequel le sujet du deuil est traité, chaque personnage s’échappant à sa propre manière. Mais ce qui a retenu le plus mon attention, c’est la façon dont est traitée la santé mentale et dans ce cas particulier, les troubles et maladies mentales. La psychiatrie, c’est encore très tabou et j’ai beaucoup aimé que Malo (le personnage principal) en parle de manière assez naturelle, dépourvu de toute gêne lorsqu’il fait son retour à l’école. Parce que oui, Malo a été interné en HP suite à la mort de sa sœur aînée, événement mystérieux dont il ne garde presque aucun souvenir. Son diagnostic? La fugue psychologique ou dissociative liée à un traumatisme. Ce qui est intéressant, c’est de voir que les enfants apportent au final très peu d’importance au fait que Malo ait séjourné en hôpital psychiatrique alors qu’un véritable tabou s’opère au sein du cocon familial et auprès des adultes. J’aurais souhaité que cet aspect soit encore plus développé et peut-être voir un dialogue se lancer autour des termes comme folie, asile ou fou qui sont stigmatisants mais le roman ne prend pas le temps d’explorer ces différents sujets. C’est un peu une occasion manquée, c’est dommage mais pas dramatique.

Ce qui m’a particulièrement marquée, c’est l’ambiance qui émane du récit. Durant ma lecture, j’ai ressenti la peur et l’impuissance de Malo face aux lubies de ses parents, il n’est qu’un enfant de 10 ans et sa marche de manœuvre s’en trouve extrêmement réduite. Je me suis sentie étouffée, prisonnière et à l’étroit à de nombreuses reprises dans cette maison qui semble retenir ses occupants en otage. le sentiment de claustrophobie augmente au fur et à mesure, si bien que je me suis sentie soulagée en terminant le roman. Les quelques passages avec Alice m’ont d’ailleurs fait un bien fou, m’ont permis de prendre du recul et de me libérer de ce malaise ambiant. Je regrette néanmoins la sursimplification de l’histoire, surtout en ce qui concerne la partie “enquête”, menée par la sœur d’Alice et de son pseudo amoureux historien qui n’apporte au final que des suppositions. L’intention était louable mais j’ai trouvé que cette partie-là était un peu trop tirée par les cheveux. Globalement et malgré mes quelques regrets, j’ai passé un bon moment de lecture et je suis parvenue à ressentir intensément les choses. Finalement, c’était tout ce que je demandais et je ressors tout de même contente de ma lecture

Publié par

Cassy Own

Créatrice de l'Antre de la Green Witch, je suis une mangeuse de livres le jour, sorcière la nuit et couteau suisse au quotidien. J'ai rassemblé mes passions en un seul endroit pour les partager et échanger un petit bout de ma magie avec le monde (et l'univers!).

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