Astro Book Challenge – Vade retro satana

PossessionPaul Tremblay

Lors de mes recherches afin de trouver LE livre qui correspondrait à toutes les thématiques de la catégorie « Aux prises avec l’obscur » (pour rappel : démon, possession, thriller et religion), je suis tombée sur Possession de Paul Tremblay. Je dois dire que c’était exactement le genre de livre que j’avais en tête et que j’avais envie de découvrir, belle réussite pour l’Astro Book Challenge, je suis refaite! Il m’a d’ailleurs fallu pas mal de jours afin de pouvoir formuler un avis (plus ou moins) correct tellement ce livre m’a mise sur le cul. Franchement, je recommande!

Éditeur : Sonatine
Publication originale : 2018
Genre : Thriller, Horreur
Nombre de pages : 336

Malgré une mère alcoolique et un père au chômage, la famille Barrett tente de mener une vie ordinaire dans la tranquille banlieue de Beverly, Massachusetts, jusqu'au jour où leur fille de 14 ans, Marjorie, commence à manifester les symptômes d'une étrange schizophrénie. Alors que des événements de plus en plus angoissants se produisent, les Barrett décident de faire appel à un prêtre, qui ne voit qu'une seule solution : l'exorcisme. À court d'argent, la famille accepte l'offre généreuse d'une chaîne de télévision ; en contrepartie, elle suivra la guérison de Marjorie en direct. L'émission connaît un succès sans précédent. Pourtant, elle est interrompue du jour au lendemain sans explications. Que s'est-il passé dans la maison des Barrett ?

Possession, c’est un peu le genre de livre sur lequel je ne me faisais aucune illusion. Une fois commencé, je savais que je n’allais plus le lâcher et j’ai eu raison. J’avoue, je suis très friande d’horreur et d’histoires mettant en scène démons et autres entités malveillantes, que ce soit dans la littérature ou au cinéma, j’avais donc toutes les chances d’accrocher et d’aimer ce roman.

J’avais une seule réserve, celle de ne pas être surprise ou de lire une énième histoire bien clichée sur le thème de la possession. On a tous vu l’exorciste, on connait la chanson… MAIS rassurez-vous parce qu’ici, il y a une petite particularité qui change complètement le game : la téléréalité. On se retrouve avec une histoire fragmentée entre des passages de flashbacks racontés par la benjamine de la famille Barrett, Merry et une analyse de cette même histoire à travers des billets de blog critiquant ouvertement l’émission de téléréalité relatant les faits vécus par la famille. Les passages se croisent et s’entrecoupent présentant des dissonances majeures entre les souvenirs de Merry et les images de l’émission, connues du public. C’est l’un des axes du récit que j’ai préféré, cette sorte de débunkage de la manipulation par les images et l’analyse tranchante des billets de blog sur la situation. J’ai trouvé que c’était à la fois déroutant car ça nous force à prendre du recul sur l’histoire et très intéressant d’un niveau culturel avec la déconstruction du genre horrifique et du traitement de la possession dans la pop culture.

L’histoire en elle-même ne pas m’a pas fait peur mais m’a clairement retourné le cerveau. Je suis d’ailleurs heureuse de dire que je n’avais rien vu venir! Vous imaginez un peu, votre adolescente présente des signes d’instabilité mentale et vu que les séances de psychiatrie ne semblent pas fonctionner vous avez l’idée merveilleuse de faire appel à une émission de téléréalité et à un prêtre pour effectuer un exorcisme (et vous faire un peu de thune en passant). Je parlais de prendre de la distance et il faut dire qu’elle était bienvenue car on saisit assez vite l’absurdité de la situation. C’est là que la frayeur intervient et elle ne doit rien aux démons mais bien aux parents qui sont complètement à côté de leurs pompes, au bout du rouleau. Leurs réactions et leurs choix n’ont eu de cesse de m’inquiéter, j’ai adoré les détester, surtout le père avec sa lubie soudaine pour la religion. En même temps, je ne pouvais pas réellement leur en vouloir. La maman traversait sans doute un épisode de dépression assez sévère tandis que le père se sentait inutile (l’égo… ce fléau). Puis il y a Marjorie dont on ne sait pas grand-chose mis à part le fait qu’elle est « très malade » et au centre des attentions, c’est qu’elle est possédée la pauvre (ou pas?). J’ai adoré la relation entre les sœurs un peu versus les parents et j’ai aimé la façon dont Merry la décrit, toujours avec une forme d’adoration pour sa grande sœur, malgré tout ce qui a pu se produire.

Je pourrais encore en parler des heures et trouver pleins d’autres détails qui ont fait de cette lecture un véritable plaisir mais je vais m’arrêter là… pour le moment. Si le sujet de la possession vous intéresse ou que vous avez tout simplement envie de lire un bon roman, je vous le recommande chaudement!

Publié par

Cassy Own

Créatrice de l'Antre de la Green Witch, je suis une mangeuse de livres le jour, sorcière la nuit et couteau suisse au quotidien. J'ai rassemblé mes passions en un seul endroit pour les partager et échanger un petit bout de ma magie avec le monde (et l'univers!).

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