Astro Book Challenge – Je ne bois jamais… de vin

Poppy Z Brite – Âmes perdues

Voici un livre qui a bien failli finir à la trappe et qui ne le méritait vraiment pas! Étant donné que j’avais déjà rempli la catégorie et que j’y avais ajouté 7 tomes supplémentaires, j’ai songé à tout simplement abandonner l’idée de lire celui-ci. Je suis bien heureusement revenue à la raison et m’être lancée dans la lecture. J’avais repéré Poppy Z Brite lors de mes recherches sur les différents style littéraires et en particulier sur le mouvement splatterpunk. Mais qu’est-ce que le splatterpunk? Eh bien d’après ce que j’en ai compris, c’est un genre originaire des années 80 qui repousse les limites de l’horreur et qui présente les choses telles quelles sont. Pas de sous entendus et de scènes à moitié décrites ici, ce qui rend l’ensemble relativement gore, graphique et violent. Dis comme ça, ça fait peur mais je dois avouer que j’étais fascinée et intéressée de lire quelque chose d’éthiquement et moralement incorrect. Si vous recherchez d’autres livres influencés par ce mouvement, jetez donc un œil à Trainspotting d’Irvine Welsh, American Psycho de Bret Easton Ellis et Fight Club de Chuck Palahniuk (vous voyez, on reste dans des livres qui ont fait l’objet d’une adaptation!).

Éditeur : Gallimard
Publication originale : 1992
Genre : Horreur, Fantastique
Nombre de pages : 496

À quinze ans, Nothing, adolescent rebelle et mal dans sa peau, s'enfuit de chez ses parents. Sa route croise celle des Lost Souls, créatures étranges, vêtues de noir, qui boivent une liqueur au goût de sang. Insatiables, sensuels, sauvages, ce sont des prédateurs sans loi qui n'obéissent qu'à leurs instincts. Avec Molochai, Twig et Zillah, Nothing part en quête d'amour, de sexe et de violence au son de longs riffs lancinants dans les boîtes punk de La Nouvelle-Orléans, et découvre la vérité sur ses origines... 

Poppy Z. Brite nous entraîne dans un univers noir où les vampires profitent de leur immortalité pour s'adonner à toutes les perversions et braver tous les interdits de la société puritaine américaine.

C’est avec une certaine prudence que je me suis lancée dans Âmes perdues, j’y suis allée à tâtons, dans la peur d’y découvrir de la violence gratuite et des provocations allant bien au delà de mes limites. J’étais à la fois curieuse et incertaine, surtout que le roman démarre avec force et a visé pile poil LE sujet qui me met à tous les coups mal à l’aise. Et si je vous disais que j’ai au final dévoré ce livre, seriez-vous étonné.es? Ce qui m’a fait tomber amoureuse de cette histoire, ce sont les personnages et les relations qu’ils entretiennent les uns avec les autres.

Si je devais résumer l’histoire, je ne commencerais pas en parlant de vampires et de surnaturel mais je dirais qu’elle parle de personnes un peu paumées (les âmes perdues) qui cherchent leur voie, qui tentent de trouver leur place et les leurs. On y retrouve Nothing, un ado qui ne se sent à sa place nulle part et décide de prendre sa vie en main et de trouver sa vraie famille. C’est un peu lui le ciment le l’histoire et c’est un personnage auquel il est assez facile de s’identifier car qui n’a jamais ressenti ce sentiment d’être à part et de n’entrer dans aucune case. Nothing se cherche et s’essaie tout au long du récit et son évolution est peut-être une des chose que j’ai préféré lire. Deux autres personnages ont retenu mon attention également : Christian, le vampire tri centenaire las de la vie et de la solitude et Ghost, devin et empathe, pour qui j’ai eu un véritable coup de foudre. Il est un peu le rai de lumière dans l’obscurité et la bonté incarnée, ce qu’il fait qu’il se démarque énormément des autres personnages.

Mais du coup, qu’est-ce qui me faisait peur dans tout ça? Eh bien je savais que je m’apprêtais à lire une histoire emprunte de violence aux détails graphiques et gores et je craignais que ça ne bascule dans des travers sadiques et gratuits. Il n’en est évidemment rien même si c’est en effet gore, sanglant, choquant et très immoral (on était prévenus!). Lors de la présentation des vampires et de leur mode de fonctionnement, j’ai trouvé assez logique que les codes moraux humains ne s’appliquent pas à eux. Ils sont en constante recherche de plaisir, qu’ils assouvissent par le biais du sang et du sexe et on se doute bien que ce ne sera pas joli à voir! J’ai d’ailleurs beaucoup aimé que les vampires ne soient pas des morts vivants mais bien une espèce à part, qui vient au monde de la même façon que les humains (ou presque) et qu’il en existe qui ne se nourrissent pas de sang. Enfin, j’ai beaucoup apprécié l’écriture de l’auteur, la structure de l’histoire et la complexité de ses personnages, ça fait vraiment du bien de lire une histoire aboutie dont la fin n’est ni précipitée, ni en suspens.

Publié par

Cassy Own

Créatrice de l'Antre de la Green Witch, je suis une mangeuse de livres le jour, sorcière la nuit et couteau suisse au quotidien. J'ai rassemblé mes passions en un seul endroit pour les partager et échanger un petit bout de ma magie avec le monde (et l'univers!).

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