Witch Please – Jack Parker

Voici l’arrivée du premier livre « witchy » sur ce blog! Lorsque que j’ai vu que Taous Merakchi (alias Jack Parker) avait sortit un grimoire de sorcière moderne : Witch Please, j’ai n’ai pu résister très longtemps. J’ai fini par acheter la version poche, plus en adéquation avec mon petit budget mais je bave toujours devant l’édition de Pygmalion qui est juste magnifique.  Les illustrations qu’on retrouve à l’intérieur et en couverture du bouquin sont de Diglee, allez checker son insta de temps en temps, elle fait des choses fantastiques. J’ai donc lié la lecture de cette petite pépite avec mon Astro Book Challenge (vous l’aviez vu venir hein), il vient valider la catégorie « Né.e sous une bonne étoile » du menu « Les signes du destin » pour les thèmes : spiritualité et développement personnel. 

Éditeur : Pygmalion
Publication : 2019
Genre : ésotérisme, spiritualité, développement personnel
Nombre de pages : 254

Un nouveau mouvement est en pleine expansion : celui de la sorcellerie moderne. Celle qui s'adapte au monde dans lequel nous vivons, aux changements de la société, des mentalités, aux nouvelles générations qui sont en train, doucement mais sûrement, de modifier complètement la face du monde. La sorcellerie est un moyen de rendre sa vie plus chouette, de reprendre le pouvoir, d'agir sur tout un tas de choses. Pourquoi ça ne devrait être réservé qu'à une élite ? Cet ouvrage est un point de départ. Je vais vous donner des clés, des pistes, des idées et ce sera à vous d'en faire ce que vous voudrez pour adapter votre pratique à votre personnalité.

Vous aviez peut-être déjà croisé « Jack Parker » au détour d’un article de Madmoizelle ou via la newsletter « Witch, please » qu’elle postait il y a de ça quelques années. Vous vous doutez bien que c’est via ces newsletter que j’ai connu Taous Merakchi et sa manière si caractéristique de partager son art. Comme indiqué sur la couverture, ce n’est pas vraiment un roman mais bien un grimoire de sorcellerie moderne que nous propose l’autrice. Ça faisait longtemps que je ne l’avais plus lue et j’ai redécouvert son style avec bonheur, ce n’est pas le genre de manuel dans lequel on s’attarde sur des manières et les choses sont dites telles qu’elles sont et avec humour. 

Ce qui m’a le plus amusée dans cet ouvrage ce sont les similitudes que je partage avec Taous dans mon approche de la sorcellerie. Elle y donne les clefs et astuces pour se lancer tout en encourageant chaque personne à définir son propre style, ce que je trouve vraiment important. Le ton y est bienveillant et dénué de jugement tandis que les conseils, recettes et autres données utiles raviront les witch débutant.es. Vous y trouverez par exemple des tables de correspondance, la description modernisée des sabbats et des idées pour créer votre grimoire.

Personnellement, je l’utilise comme aide-mémoire, un peu comme un outil même lorsque je veux vérifier quelque chose mais j’y ai également découvert des pratiques que je n’avais pas envisagées ainsi que des chemins que je n’avais jamais osé emprunter. 

En définitive, si la sorcellerie vous intrigue ou que vous vous considérez un tant soit peu witchy, ce livre sera une précieuse addition à votre bibliothèque!

Circé – Madeline Miller

Je continue mon voyage littéraire dans le monde du Pumpkin Autumn Challenge avec Circé de Madeline Miller. Il valide le menu « Automne Douceur de vivre » et la sous-catégorie « A window to the past » et correspond aux mots-clefs sorcière et magie. Avis aux amateurs de mythologie grecque, je conseille d’ailleurs à toute personne de se faire un petit bagage mythologique avant de se lancer dans la lecture car je pense qu’on peut vite s’y perdre. 

Éditeur : Pocket
Publication originale : 2018
Genre : Fiction historique, mythologie
Nombre de pages : 576

Fruit des amours d'un dieu et d'une mortelle, Circé la nymphe grandit parmi les divinités de l'Olympe. Mais son caractère étonne. Détonne. On la dit sorcière, parce qu'elle aime changer les choses. Plus humaine que céleste, parce qu'elle est sensible. En l'exilant sur une île déserte, comme le fut jadis Prométhée pour avoir trop aimé les hommes, ses pairs ne lui ont-ils pas plutôt rendu service ? Là, l'immortelle peut choisir qui elle est. Demi-déesse, certes, mais femme avant tout. Puissante, libre, amoureuse...

Étant enfant, je nourrissais une certaine passion pour la mythologie grecque. J’étais fascinée par les histoires des dieux, les genèses, mythes et autres récits légendaires. Je ne m’y étais plus aventurée depuis de nombreuses années et la perspective de m’y replonger me réjouissait d’avance. J’avais bien évidemment déjà entendu parler de Circé, la première sorcière qui est souvent représentée dans l’Histoire de l’Art. On la retrouve souvent en tant que tentatrice jalouse et séduisante et la chose qu’on connait le mieux à son propos c’est qu’elle transforme les hommes en porcs. Circé a donc très mauvaise réputation, c’est une sorcière, elle déteste les hommes, les tente et les puni sévèrement.

Ce que j’ai trouvé intéressant dans le roman, c’est qu’il retrace toute l’existence de Circé et c’est son point de vue qui est retranscrit. Elle n’est plus relayée au second plan ou croisée au détour de la quête d’un héros. Les rôles s’inversent et elle devient l’héroïne de sa propre histoire, relayant les héros (Jason, Ulysse, Dédale,…) dont on a l’habitude au second plan. Cette une facette complètement différente de Circé, débarrassée des codes sociétaux et des visions puritanistes qui nous est présentée. Les jugements moraux et étiquettes péjoratives qui lui collaient aux semelles tombent les unes après les autres dans une réécriture plus féministe. Circé est une figure marginale, qui déjà à l’Antiquité, ne rentre pas dans les cases et ne se conforme pas aux règles de bienséances. Son parcours, tel que décrit a pas mal résonné en moi car il est similaire à tout ceux des figures féminines fortes à travers les âges, souvent diabolisées et / ou perçues comme des objets de désirs. De nos jours encore, rien ne semble plus effrayer le système en place, qu’une femme qui découvre l’étendue de son propre pouvoir. 

Wright Barker (British Painter, 1864-1941), Public domain, via Wikimedia Commons

The Year of the Witching – Alexis Henderson

Samhain arrive à grand pas et c’est dans un livre complètement witchy que je me suis lancée pour l’occasion! The Year of the Witching d’Alexis Henderson est un livre qui n’a pas (encore) été traduit en français et dont la suite est prévue pour 2021. Il est le premier roman de l’auteure et il valide la sous-catégorie Les écailles de mélusine du menu Automne des Enchanteresses du PAC. J’ai choisi les mots-clefs : féminisme et transformation, bien que « métamorphose » pourrait également s’appliquer. Etant donné qu’il n’existe pas encore de résumé en français, je vais faire de mon mieux pour retranscrire l’original sans pour autant trop en dévoiler.

Éditeur : Paperback
Publication originale : 2020
Genre : Dark fantasy, gothique, horreur
Nombre de pages : 368

L'histoire se déroule dans une société rigide et puritaine et place en son centre une héroïne marginale. Alors que la lumière et la toute puissance du prophète sont adulée, Immanuelle se découvre des pouvoirs tout droits sortis de l'obscurité... A Bethel, son existence même est un blasphème, car elle est le résultat de l'union de sa mère rebelle et d'un étranger, d'une autre "race". Immanuelle tente donc de s'intégrer du mieux qu'elle le peut, évitant les tentations et en totale soumission, comme le sont les femmes sous l'autorité du prophète. Un jour pourtant, ses pas seront attirés vers les bois maudits où Immanuelle croisera le chemin des esprits des sorcières qui y ont un jour vécu... Elle apprendra alors la vérité sur Bethel, son église et sa véritable histoire, décidera t'elle de se plier à l'autorité ou tentera t'elle de renverser le système établi?

Je me suis lancée dans la lecture de ce livre suite aux nombreuses publicités et critiques que j’avais pu en voir sur le net. Le thème me parlait, le côté féministe m’attirait et j’étais un peu contente de me lancer à nouveau dans une lecture en anglais. Après réflexion, je me demande si une traduction ne m’aurait pas plu d’avantage car j’ai en fin de compte trouvé le style assez pénible à lire. Pour le dire dans d’autres mots : j’ai galéré. On ne sait pas très bien où et dans quelle époque se déroule le récit : un futur dystopique, une communauté recluse à l’époque actuelle ou encore un retour au moyen-âge? Tout est possible, mais ce qui est ressorti du style s’apparentait, du moins dans mon imaginaire, comme appartenant à une façon de parler qu’on pourrait rencontrer au 16ème ou 17ème siècle. Je me suis posée beaucoup de questions quant au cadre accueillant l’histoire car on nous présente Bethel (la ville?) comme un écrin protégée du monde extérieur, qu’y a t’il en dehors de ses murs? Le mystère est complet et j’espère que le second tome pourra éclaircir ces quelques points d’ombres. 

Pour ce qui est de l’histoire en elle-même, je l’ai trouvée très intéressante et pertinente car malgré son côté surnaturel, elle tend un miroir à la société dans laquelle nous vivons. L’histoire nous est présentée sous l’angle du prophète et de sa dictature « éclairée », si on peut appeler ça ainsi. Tout du long, j’ai perçu Bethel tantôt comme une secte à grande échelle tantôt comme un reflet des régimes religieux extrémistes. Comme durant l’inquisition on brûle les gens qui n’entrent pas dans le moule, on craint la sorcellerie et on place tout ses espoirs dans un sauveur unique, détenteur d’une vérité. Et comme dans notre société actuelle, il y a un racisme et un sexisme systémique profondément ancré dans la culture de Bethel. Fort heureusement, notre héroïne trouvera quelques bribes d’autres vérités et n’hésitera pas à remettre en question tout ce qu’on lui a inculqué, malgré l’oppression ambiante. Il existe une dimension très critique et féministe dans ce livre et j’ai apprécié la complexité du personnage principal ainsi que l’absence de dualité. Immanuelle ne se défini pas comme « bonne » ou « mauvaise », elle EST et tente d’agir selon sa conscience et ce qui lui semble juste. Il m’a fallu beaucoup de temps pour assimiler et déconstruire ma lecture mais j’en garde une très bonne expérience, même s’il a été compliqué à lire pour moi. J’ai été surprise et agréablement étonnée de la tournure qu’à pris l’histoire ainsi que de la double lecture féministe qu’on peut en faire. 

Mabon : l’équilibre

Ça y est, l’automne arrive! Et du côté des sorcières, on en profite pour célébrer un sabbat mineur : Mabon. L’équinoxe d’automne aura lieu précisément le 22 septembre à 15h30 mais il est possible de célébrer Mabon entre le 21 et le 29 septembre. 

Signification

Mabon, c’est un peu l’équivalent d’un Thanksgiving de sorcières (sans le background historique macabre et le génocide des amérindiens) dans le sens où c’est un moment propice pour exprimer de la gratitude. Dans un premier temps, envers la nature, qui nous a donné ses fruits durant les mois d’été mais également envers les autres. C’est une fête qui marque la fin des récoltes et l’équilibre entre les saisons. Elle est en effet à mi chemin entre Lugnasad et Samhain tandis que l’équinoxe marque l’équilibre entre la durée du jour et de la nuit. Mabon marque ainsi une saison de transition : les nuit s’allongent doucement, les températures baissent mais restent douces et on se prépare tout doucement à accueillir l’obscurité. C’est le moment idéal pour profiter de l’instant présent et de l’harmonie ambiante et de se recharger en prévision des périodes où les ressources manqueront. 

Rituels

Que faire pour célébrer Mabon? Il y a énormément de possibilités qui s’offrent à nous, à commencer par une promenade en forêt, pour profiter de la nature et des températures encore clémentes. C’est également une bonne façon de se ressourcer et de se reconnecter avec les éléments. On peut également en profiter pour organiser une cueillette d’automne : glands, marrons, chardon-marie, faines et bogues de hêtre, thym, pommes,… 

Qui dit cueillette, dit cuisine. Bah oui, on ne va pas juste cueillir des fruits pour les regarder. Une des tradition pour Mabon est justement de faire des recettes à base de pommes : tartes, compotes, cidre,… tout ce qui peut vous faire plaisir! On peut également pousser un peu plus loin en invitant ses proches autour d’un gros repas, pour célébrer l’abondance et la chance qu’on a de pouvoir en profiter. Vous pouvez également décider de partager avec les autres au sens plus large en faisant des dons pour les moins fortunés, Mabon véhicule également l’idée de partage en lien direct avec la recherche de l’équilibre. 

Afin de rester en harmonie avec les saisons, on peut en profiter pour se reposer et s’entourer d’un cocon douillet. C’est la saison du cosy par excellence, c’est donc le moment de ralentir un peu et de réfléchir. Un petit rituel facile à réaliser est un sort d’intention. Pour le faire, il suffit d’inscrire une chose dont on voudrait se débarrasser (pensées parasites, mauvaise habitude, quelque chose qui nous retient) et une chose qu’on souhaite réaliser ou obtenir sur un papier d’Arménie. On se concentre sur ce qu’on veut laisser partir et sur ce qu’on souhaite obtenir et lorsqu’on est prêt, on plie le papier en accordéon et on le brûle. 

Si vous aimez décorer votre intérieur, Mabon est parfaite pour l’occasion! Vous pouvez installer une petit autel avec des courges et fruits de saisons, de plantes récoltées en forêt, de bougies aux couleurs de l’automne, fleurs, feuilles et morceaux de bois. Tout ce qui est en lien avec l’abondance des récoltes et l’automne seront en accord avec Mabon.

Enfin, pour accueillir les longues nuits, on peut tout simplement observer les étoiles et apprendre à trouver la beauté dans l’obscurité. Se faisant, nous serons plus sereins lorsque les jours seront plus courts. 

Si vous décidez de célébrer Mabon (ou tout autre sabbat), soyez audacieux et créatifs. Gardez en tête ce que le sabbat représente et adaptez le comme bon vous semble, le plus important c’est d’en tirer du positif.