Les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Stieg Larsson

Afin de commencer le mois de février avec panache, j’ai décidé de m’attaquer à Millénium, tome 1 : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes de Stieg Larsson. Il vient valider les thèmes : policier et thriller de la catégorie « Mes amis de l’au-delà » du menu « L’art de la divination » de l’Astro Book Challenge.

Éditeur : Actes Sud
Publication : 2005
Genre : Policier, thriller, suspense
Nombre de pages : 574

Contraint d'abandonner son poste de rédacteur pour avoir diffamé un requin de la finance, Mikael Blomkvist est bientôt associé à Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et fouineuse, pour travailler avec Henrik Vanger, un industriel désireux de faire la lumière sur la disparition, vieille de plus de trente ans, de sa petite nièce, au cours d'une réunion familiale...

Je me souviens avoir tenté de le lire du haut de mes 16 ans, époque où je subtilisais tous les livres de ma maman pour les lire à mon tour. Je n’avais alors pas dépassé les 50 premières pages, je trouvais que c’était trop lent et je n’arrivais pas à « rentrer dedans ». Il y a eu une véritable hype autour de Millénium à l’époque de sa sortie, il a même été adapté au cinéma et je dois dire que ça m’est complètement passé au dessus de la tête. J’ai donc décidé de redonner sa chance à ce livre en trichant un peu.. Je l’ai commencé sous la forme d’audiobook, le temps qu’il fallait pour « accrocher » pour finalement le terminer de manière plus classique. 

C’est assez compliqué de parler de Millénium car il y a énormément de thèmes, intrigues et personnages à suivre. Le rythme est très lent, l’auteur prenant bien son temps pour planter le décor, travailler ses personnages et ficeler son intrigue. Au début, on suit surtout les histoires respectives de Mikael et Lisbeth (et ensuite la famille Vanger), jusqu’à ce qu’ils se rencontrent et travaillent ensemble, vers le milieu du roman. On navigue donc entre plusieurs fils rouges avec non pas un mais plusieurs mystères à résoudre. J’ai beaucoup aimé la façon dont toutes les pièces du puzzle s’emboitaient et je n’ai pas été choquée outre mesure par les explications données, bien qu’un peu tirées par les cheveux. Je ne recherchais pas à tout prix une explication vraisemblable et les personnages agissaient conformément à ce qu’on attendait d’eux. Tout est très bien ficelé et l’univers, les lieux et les personnages personnages sont presque palpables tant ils sont bien décrit. 

Certaines thématiques sont très dures, il y a beaucoup de violence (notamment envers les femmes, le titre ne laisse pas de doute là-dessus) et il est assez malheureux de constater que les sordides pourcentages quant aux maltraitances envers les femmes présentés en début de chapitre non plus rien d’étonnant aujourd’hui. Le roman a au moins le mérite de traiter et de dénoncer des sujets qui sont encore tabou aujourd’hui, même si la parole se libère de plus en plus. Il y a évidemment des points noirs et des maladresses. Par exemple, les personnages qui commettent des violences sont présentés comme déviants et malades, ce qui encourage les images de violeurs fou et autres détraqués sexuels. Spoiler alert, dans la vraie vie, il n’y a pas que les malades qui violent et violentent et ça m’a dérangée de voir perpétrer ce genre de préjugés dangereux. Je me dis néanmoins que pour un livre publié en 2005, c’est déjà une grande avancée d’avoir un personnage principal comme Lisbeth Salander qui à mon sens est la véritable force de ce livre. 

Ça n’aura pas été facile de digérer et commenter ce livre mais je suis contente de m’être motivée et de l’avoir lu. J’ai au final beaucoup aimé et je lirai les deux autres tomes à l’occasion. 

Nátt – Ragnar Jónasson

Aujourd’hui, je termine le premier livre de mon Astro Book Challenge : « Nátt » de Ragnar Jónasson qui entre dans le menu L’art de la divination et la catégorie Les runes d’Odin de l’Astro Book Challenge. Il correspond aux thèmes : Grand nord et Littérature scandinave. C’est le deuxième tome des aventures d’Ari Thor (cf. la critique du premier tome : Snjór) qui continue à évoluer dans son rôle d’inspecteur et qui cette fois sortira un peu de Siglufjördur.

Éditeur : Points
Publication originale : 2011
Genre : Policier, thriller
Nombre de pages : 352

En Islande, les fjords et les volcans dissimulent des secrets macabres.
Une seule règle : ne pas se fier aux apparences.

C'est l'été à Siglufjördur. Le climat de ce village du nord de l'Islande est si rude que le jeune policier Ari Thór voit arriver avec soulagement cette saison où le soleil brille à toute heure du jour et de la nuit. Mais le répit est de courte durée. Un homme battu à mort est découvert sur les bords d'un fjord tranquille. Une jeune journaliste vient fouiner d'un peu trop près. Que cherche-t-elle à découvrir ? Ou à étouffer ? Surtout, l'éruption spectaculaire de l'Eyjafjallajökull recouvre peu à peu toute l'Islande d'un épais nuage de cendres. Cette étrange " nuit " – nátt, en islandais – fait remonter les secrets les plus enfouis. Personne ne sera épargné. Pas même Ari Thór, qui doit pourtant boucler son enquête au plus vite, s'il veut éviter de nouveaux crimes.

J’avais lu Snjór, le premier tome de la série Dark Iceland, en décembre et ça m’a énormément plu. C’est donc assez naturellement que je me suis dirigée vers le second tome, ça me démangeait d’en savoir plus! Qu’en ai-je pensé? Eh bien, je le trouve encore meilleur que le premier, je pense d’ailleurs lire la série en entier ! 

Maintenant que le décor est planté, il est beaucoup plus agréable de retrouver les personnages et la ville de Siglufjördur. L’action de Nátt se situe durant l’éruption du volcan Eyjafjallajökull, plongeant la ville de Reykjavik et une bonne partie de l’Islande dans un nuage de cendre et l’obscurité. Ari Thor devra alors enquêter sur le meurtre d’un des habitants de Siglufjördur ayant eu un noir secret de son vivant… Ce qui est intéressant dans Nátt, ce sont les différents fils rouges qui composent le récit. Certains s’entrecroisent, d’autres pas, sans que cela ne devienne compliqué ou incompréhensible. La lecture est agréable et facile et le rythme un peu plus rapide que dans Snjór. L’évolution des personnages est lente mais ne m’a pas dérangée outre mesure. Au final ce qui me plait le plus, c’est l’ambiance que Ragnar Jónasson arrive à créer dans ses romans, il est assez agréable de s’y plonger et de se laisser porter.

Cold Winter Challenge : Snjór – Ragnar Jónasson

Ceux qui auront un peu parcouru le blog le savent, j’aime participer aux challenge de lecture. J’ai donc voulu me lancer dans le Cold Winter Challenge, qui est un challenge s’étendant de décembre à mars, sur le thème de l’hiver. J’avais préparé une pile à lire mais je n’ai malheureusement pas pu m’y consacrer comme je l’aurais souhaité. La première raison est que le mois de décembre et les fêtes de fin d’années représentent une période très pénible (psychologiquement) pour moi, la seconde était mon propre challenge, débutant en janvier, pour lequel j’étais beaucoup plus motivée. Je songe d’ailleurs à modifier les dates du challenge pour le faire commencer avec Imbolc, histoire de pouvoir retenter le CWC l’an prochain.

J’avais donc sélectionné Snjór de Ragnar Jónasson, qui trainait depuis des années dans ma bibliothèque pour valider le menu Hiver obscur et la sous-catégorie « Frissonner sous un plaid » pour les mots-clefs : thriller et suspens. 

Éditeur : Points
Publication : 2016
Genre : Policier, thriller, roman noir
Nombre de pages : 336

Siglufjördur, ville perdue au nord de l'Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien. Ari Thór, qui vient de terminer l'école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Mais voilà qu'un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d'une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige. Pour résoudre l'enquête, Ari Thór devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l'apparence si tranquille.

Mais que se passe t’il à Siglufjördur? A priori, pas grand-chose… quoi que… C’est avec Ari Thór, policier novice, que nous découvrirons les mystère de cette ville pourtant si calme. Au cœur de l’hiver, c’est dans une ambiance remplie d’obscurité que les secrets se dévoileront. Une enquête qui a un petit air d’Agatha Christie avec une pointe de noirceur. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant Snjór, je peux maintenant me considérer comme accro et j’ai grand hâte de découvrir les autres livres de la série!

J’ai eu un peu de mal à m’y plonger au départ à cause des noms en Islandais sur lesquels je butais sans cesse, mais on s’y fait au final très rapidement. Snjór est le premier tome de la série appelée « Dark Iceland« . C’est un polar en huit-clos sans prise de tête dans lequel on se plonge assez facilement. On est très vite happé dans la vie des personnages auxquels on s’attache et dépaysés au même titre que le personnage principal : Ari Thór qui débarque dans la petite ville Islandaise de Siglufjördur (ça m’a pris plusieurs tentatives pour le lire correctement 😅). J’ai suivi avec plaisir l’enquête et son dénouement tout en découvrant les différentes personnalités qui peuple la petite ville.

Si vous décidez de vous lancer dans l’univers de Ragnar Jónasson, je vous conseille de suivre l’ordre de publication original : « Snjór » « Nátt » – « Sótt » – Vík – « Mörk » – « Siglo ». Si vous décidez de suivre les dates de sorties françaises, vous lirez tout dans le désordre. Dans l’immédiat, ça peut sembler trivial car chaque livre parle d’une enquête différente mais je trouve ça un peu dommage pour le développement des histoires entre les personnages principaux. Je ne sais pas vraiment pourquoi l’ordre a changé dans les publications françaises mais je suis contente de m’en être rendue compte dès le second tome, j’ai en effet failli lire « Mörk » alors qu’il s’agit du cinquième tome de la série.