Psycho Killer – Anonyme

Tiens donc, ne serait-ce pas encore un livre de notre auteur anonyme? Bingo! Psycho Killer est le 5ème roman d’Anonyme, celui-là même qui a mis au monde le Bourbon Kid sous sa plume déjantée. Lors de sa sortie, il était complètement dissocié de l’univers du Bourbon Kid mais suite à la parution de « Le Pape, le Kid et l’Iroquois », il a été intégré comme cinquième volume de la saga. Ce sont donc de nouveaux personnages et de nouvelles aventures complètement décalées qui nous attendent lors de la lecture de ce cinquième opus. 

Éditeur : Sonatine
Publication : 2013
Genre : Thriller, policier, comédie noire
Nombre de pages : 368

Tout semble paisible à B Movie Hell, 3672 habitants. Jusqu’au jour où un tueur mystérieux portant un masque en forme de crâne, surmonté d’une crête iroquoise rouge, se mette à assassiner tranquillement certains des habitants de la ville. Le FBI confie l’affaire à un couple d’enquêteurs, Milena Fonseca et Jack Munson, surnommé le Fantôme, spécialiste des opérations clandestines. Bientôt de mystérieux liens apparaissent entre cette terrifiante série de meurtres et un projet top secret du Département d’Etat, l’opération Blackwash. Alors que la paranoïa s’empare de la ville, la collaboration entre le FBI et les autorités locales s’annonce difficile. Les habitants de B Movie Hell, bien décidés à garder leurs nombreux secrets, entendent en effet résoudre seuls et sans aide extérieure cette histoire aussi terrifiante qu’énigmatique.

C’est toujours une sacrée aventure que de se lancer dans un tome de l’auteur Anonyme. Cette fois-ci le décor et les personnages changent, bye bye Santa Mondega, bonjour B Movie Hell (oui, c’est le nom de la ville). Dés les premières pages, l’auteur nous donne le ton en nous présentant son nouveau personnage psychotique : l’Iroquois qui décapite au calme les personnes qu’il croise. Entre thriller, policier, caricature de complots gouvernementaux et références de pop culture, ce roman ne cesse de surprendre et de faire sourire. On va y découvrir Bébé, fan inconditionnelle de Dirty Dancing, rêvant que Patrick Swayze l’emmène loin du bordel dans lequel elle travaille et Jack, dont on ne sait pas grand chose mis à part son portant sur la bouteille et son implication dans des affaires aussi secrètes que sordides. 

Ce que j’avais en tête tout au long de ma lecture

Contrairement aux autres tomes, j’ai trouvé que Psycho Killer était beaucoup plus graphique et explicite (et sexiste, oui il faut le dire) l’action principale se déroulant dans une maison de passe, l’ensemble n’en est que plus cru. Les personnages féminins sont beaucoup moins badass que ce dont on a eu l’habitude jusqu’ici et nettement plus cliché, ce que j’ai trouvé vachement dommage, ça aurait carrément envoyé du lourd de voir une armée de prostituées-warrior. Dans son ensemble, j’ai quand même apprécié l’histoire de la chute de celle-ci (elle est tirée par les cheveux mais nous attendions-nous vraiment à autre chose?), qui promet une suite intéressante tintée de sons mièvres des années 80.

Le Bourbon Kid tomes 3 & 4 – Anonyme

Je vous avais précédemment parlé de la saga du Bourbon Kid dont j’avais lu les deux premiers tomes :  Le livre sans nom et L’œil de la lune dans le cadre de challenges littéraires. Je reviens donc à la charge avec les tomes 3 et 4 de la série : Le cimetière du diable et Le livre de la mort. Les titres sont toujours aussi évocateurs et cachent un univers toujours aussi barrés que les premiers tomes. Si vous avez aimé l’univers des premiers romans, vous trouverez sans doute votre compte dans les deux suivants. 

Tome 3 – Le cimetière du diable
Éditeur : Sonatine
Publication originale : 2010
Genre : Thriller, décalé, fantastique
Nombre de pages : 442

Le troisième tome du Bourbon Kid est un interlude plutôt sympathique après les montagnes russes émotionnelles du second opus. le rythme est différent, un peu plus posé mais l’humour y est tout aussi noir. On y retrouve des personnages comme la Dame Mystique et Sanchez, embarqués dans un voyage dans le cimetière du diable, à l’hôtel Pasadena où a lieu chaque année le concours de chant « Back from the dead ». Il n’est donc pas étonnant de croiser Kurt Cobain, Janis Joplin et Freddie Mercury au détour d’un couloir…

On y découvre un Kid, 10 ans après les événements d’Halloween qui l’ont poussé à tuer pour la première fois. Plus terrible que d’ordinaire, il sera chargé d’une tâche particulière… N’ayez crainte cependant, l’absurdité sera bel et bien au rendez-vous!

Ce qui change beaucoup dans ce tome, c’est justement son très niveau d’absurdité, qui le rend vraiment très drôle. C’est de l’humour noir certes mais au début ça surprend un peu, on est bien loin des drames se passant dans l’œil de la lune, le ton est plus léger et les situations cocasses. J’ai vraiment aimé découvrir une autre facette de cette histoire complètement folle. 

J’ai lu beaucoup de critiques négatives au sujet de ce troisième opus, je pense que cela est du au changement radical dans le rythme et la narration. Les deux premiers tomes nous font vivre une véritable course poursuite remplie de rebondissements en tous genres tandis que le cimetière du diable est comme figé dans le temps, en huis clos (et surtout, c’est une préquelle). Je pense que c’est un livre qu’il faut apprendre à savourer à sa juste valeur et qu’il faut surtout s’attendre à tout de la part de notre auteur Anonyme.


Tome 4 – Le livre de la mort
Éditeur 
: Sonatine
Publication originale : 2012
Genre : Thriller, décalé, fantastique
Nombre de pages : 464

Il est sans doute préférable pour votre bien-être que personne n'inscrive jamais votre nom dans Le Livre de la mort, sans quoi il vous resterait très peu de temps pour formuler vos dernières volontés. Aussi on peut aisément comprendre que celui-ci fasse l'objet de multiples convoitises, en général assez mal intentionnées. Et que quelques contrariétés guettent son actuel détenteur, l'infortuné Sanchez.

Après l’histoire du troisième tome, servant de parenthèse temporelle, nous revenons dans le vif du sujet avec la suite directe des événements du second tome. Nous découvrons ce qu’il est advenu de nos personnages principaux et la ville de Santa Mondega. Ce que j’ai beaucoup apprécié, c’est que les personnages ont énormément gagné en profondeur, même ce vieux rat de Sanchez pour qui on parvient à ressentir de l’empathie. Le rythme du livre redevient également familier, ça part dans tout les sens et nous n’avons que très peu de temps pour reprendre notre souffle, un vrai bonheur. 

Tout au long du récit, j’ai ressenti comme une volonté de la part de l’auteur de vouloir fermer plusieurs arcs (si pas tous?). Ce qui m’a laissé une impression douce-amère de « fin définitive » lorsque j’ai tourné les dernières pages du roman. Fort heureusement, il me reste encore 4 tomes à dévorer, mais je redoute déjà de m’y retrouver. L’histoire du Livre de la mort m’a semblé bien plus sombre, voire vicieuse que les autres…  mais je dois admettre que cela m’a plu. J’ai été déstabilisée de retrouver un JD pataud et amoureux (oui, je suis là pour le sang et la violence, pas pour la romance je ne vais pas mentir) et ai été soulagée lorsque cela a pris fin. C’est qu’il aime nous malmener, notre auteur anonyme!

Contrairement à beaucoup d’avis que j’ai pu lire, je n’ai pas renoué avec les aventures du Bourbon Kid avec ce tome pour la simple raison que je n’en ai jamais décroché. Je peux cependant comprendre que le troisième tome ait pu décevoir, je l’ai plutôt perçu comme une entracte amusante pour me remettre de mes émotions. Suis-je objective? Non, je suis carrément mordue de cette saga mais peut-être arriverai-je à en rendre d’autres accros dans mon sillage…

L’Œil de la lune – Anonyme

Je vous en parlais il y a de ça quelques mois, je me suis lancée dans une saga très particulière : le Bourbon Kid. En créant l’Astro Book Challenge, j’ai donc mis en place une catégorie spécialement dédiée à la série : « Le croassement du corbeau » du menu « Les signes du destin » qui reprend les thèmes : western, meurtre, désert et justice. Je voulais que les thèmes soient suffisamment larges pour pouvoir dévier sur autre chose mais c’était clairement cette série de livre que j’avais en tête lors de son élaboration. C’est donc avec beaucoup d’impatience que je me suis jetée sur le second tome de la série : l’Œil de la lune.

Éditeur: Sonatine
Publication originale : 2008
Genre : Fiction surnaturelle, western moderne, comédie noire
Nombre de pages : 384

Afin de vous (re)mettre un peu dans le bain, je vous laisse découvrir le résumé : 

Personne n’a oublié le Bourbon Kid, mystérieux tueur en série aux innombrables victimes. Ni les lecteurs du Livre sans nom, ni les habitants de Santa Mondega, l’étrange cité d’Amérique du Sud où sommeillent toujours de terribles secrets. Alors que la ville s’apprête à fêter Halloween, le Bourbon Kid devient la proie d'une brigade très spéciale, une proie particulièrement coriace, de celles qu’il ne faut pas rater sous peine d’une impitoyable vengeance. Si vous ajoutez à cela la mystérieuse disparition de la momie du musée municipal et le kidnapping d'un patient très particulier de l'hôpital psychiatrique, vous comprendrez que la nuit d'Halloween à Santa Mondega risque, cette année, de marquer les esprits...

J’avais déjà adoré le livre sans nom mais cette fois-ci je suis carrément tombée amoureuse! L’ambiance me donne toujours l’impression d’avoir atterrit au milieu d’une collaboration entre Robert Rodriguez et Quentin Tarantino, je suis aux anges. L’Œil de la lune, c’est un peu la glue qui vient assembler tous les morceaux de ce puzzle déjanté qu’est Le Livre sans nom. 

Quelle aventure ce bouquin! Je l’ai trouvé encore meilleur que le premier. Les liens entre les personnages sont établis, nous permettant d’éprouver plus de sentiments à leur égard et l’humour est aussi noir que décalé. C’est gore, c’est absurde, c’est complètement « chtarbé ». Je suis restée dans le suspense jusqu’à la dernière phrase et je vais m’empresser de trouver les autres tomes pour tous les dévorer!

Le livre sans nom – Anonyme

Pour terminer en beauté le PAC de cette année, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure qu’est la saga du Bourbon Kid et je valide la sous catégorie Les supplices de la belladone du menu Automne Frissonnant (un livre à la couverture noire) avec le premier tome de la série : Le livre sans nom

Éditeur : Sonatine
Publication : 2006
Genre :  Fiction surnaturelle, western moderne, mystère, humour noir, horreur
Nombre de pages : 512

Je me suis donc lancée dans la lecture suite aux conseils avisés d’une amie qui m’en a bien vanté les mérites. Elle m’avait prévenu : c’est complètement barré ! Et pourtant, j’ai quand même été surprise! l’histoire est complètement folle et les personnages sont plus absurdes et imprévisibles les uns que les autres. Comment décrire ce livre en un seul mot? Rocambolesque!

L’histoire se déroule dans la ville peu recommandable de Santa Mondega, non loin de la frontière Mexicaine… Il y a 5 ans, un individu appelé le Bourbon Kid y a massacré un grand nombre de personne, ce mec pète un câble absolu au contact du bourbon et se met à dégommer à peu près tout ce qui bouge. La bonne nouvelle pour nous (et la moins bonne pour les personnages) c’est qu’il est de retour!

Avis  aux amateurs des films de Robert Rodriguez et Quentin Tarantino, ce livre est un véritable OVNI littéraire, gore as fuck, absurde et allant de rebondissements en rebondissements, il ne peut pas laisser indifférent. Entre le western, le roman policier et l’intrigue surnaturelle, on surfe sur une vague d’humour très très noir et de situations dignes d’un soap opéra, vous l’aurez compris, ça part vraiment dans tous les sens. Et le meilleur dans tout ça, c’est qu’en fin de compte, l’histoire nous paraît en même temps très logique. Chose intéressante d’ailleurs, l’auteur étant anonyme, de nombreuses spéculations sur son identité ont vu le jour, entre le Prince Charles et David Bowie, l’hypothèse la plus populaire voudrait que ce soit Tarantino en personne qui se cache derrière tout ça. Mais d’après les différentes interview, Anonyme a surtout l’air d’un gars qui avait envie de créer quelque chose d’unique et qui refuse de se plier aux règles littéraires établies. Voyez plutôt ce qu’il dit sur la genèse du Livre sans nom : 

«Je l’ai commencé comme un western mais, après un chapitre, j’étais dans une impasse. Je suis donc parti sur autre chose avec des moines… puis j’ai fusionné les deux histoires. Quand je me suis à nouveau retrouvé bloqué, j’ai écrit une autre histoire à propos d’une femme amnésique et je l’ai mélangée avec les précédentes. En fait, à chaque fois que j’ai été coincé, je suis parti vers autre chose et j’ai réussi à tout fondre dans le même livre malade. Ça a vraiment été fun mais c’est un miracle que l’ensemble ait du sens.»