Fille des cauchemars – Kendare Blake

Amis des fantômes et autres manifestations d’outre-tombe, me revoici avec un dyptique qui se lit tout seul : Fille des cauchemars de Kendare Blake. Je parle de dyptique car c’est en effet une histoire qui se déroule sur deux tomes. On y rencontre Thésée Cassio Lowood (oui), exterminateur de fantômes solitaire qui dans sa quête, va se heurter à plus fort que lui… 

C’est une fois de plus, une lecture qui s’inscrit dans le cadre de l’Astro Book Challenge, dont je valide doucement les catégories. C’est assez naturellement que j’ai placé ces livres dans la catégorie « Mes amis de l’au-delà » du menu « L’art de la divination » pour les thèmes Esprits et Vaudou. J’aurais pu tricher en validant également le thème « Louisiane » car les références y sont nombreuses mais je préférais garder ce dernier thème pour une histoire s’y déroulant réellement.

Tome 1 : Anna
Éditeur : Lgf – Le livre de poche
Publication originale : 2011
Genre :  Jeune adulte, Fantastique, Horreur
Nombre de pages : 416

« La ville est plus hantée que je ne l'aurais cru. Une énergie macabre fourmille dans le sol, prête à éclore. Des mouvements imperceptibles ne cessent d'attirer mon attention. Je sais que, quelque part, se cache une âme si puissante qu'elle pourrait tuer par la seule force de son regard. Elle va essayer de me détruire. J'ai presque hâte de voir comment elle s'y prendra. »
Il s'appelle Thésée Cassio Lowood. Exterminer les fantômes, c'est sa mission. Elle s'appelle Anna Korlov, « Anna à la robe de sang ». Il traque, chasse, tue, sans remords. Elle extermine sans pitié ceux qui osent l'approcher. Pour lui, elle est une déesse de la mort ; pour elle, il n'est qu'une proie comme les autres. Pourtant, elle a décidé d'épargner sa vie...
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Relic – Preston & Child

Voici un livre qui se trouve dans ma pàl depuis plusieurs années! Chaudement recommandé par ma vénérée maman, le duo Preston & Child réuni tous les éléments pour me plaire : une part de surnaturel, du suspense, une enquête policière et un pied dans l’univers de l’histoire de l’art. J’ai donc décidé de commencer mon aventure par le tout premier tome du cycle « Pendergast » (l’enquêteur) : Relic ou Superstition dont la trame principale se déroule dans le Muséum d’Histoire Naturelle de New York. 

Ce roman me permet de valider la catégorie « C’est la loi de la jungle » du menu « La magie des plantes » de l’Astro Book Challenge pour les thèmes Animaux et Civilisation ancienne. J’ai longuement hésité sur les thèmes que j’allais valider avec Relic car l’histoire se déroule en deux temps mais je pense avoir fait les bons choix 👀.

Éditeur : J’ai Lu
Publication originale : 1995
Genre : Policier, Thriller
Nombre de pages : 544

Une équipe d'archéologues massacrée en pleine jungle amazonienne… Les caisses contenant leurs découvertes acheminées au Muséum d'histoire naturelle de New York… et oubliées dans un sous-sol. Meurtres au Muséum d'histoire naturelle de New York. Quelques années plus tard, le musée annonce une exposition consacrée aux superstitions et croyances mystérieuses des peuples primitifs. Mais les préparatifs sont troublés par une série de crimes aussi sanglants qu'inexplicables.
Le criminel : un homme ou une entité inconnue ? Une menace terrifiante hante les couloirs et les salles du Muséum, un meurtrier d'une force et d'une férocité inouïes. On parle même d'un monstre. De quoi éveiller la curiosité d'Aloysius Pendergast, du FBI, expert en crimes rituels…

Pour commencer, je tenais à dire que mon cœur d’Historienne de l’Art a été comblé à plus d’un titre durant la lecture de ce roman. Ce n’est pas tout les jours que je retrouve un semblant de mes cours d’anthropologie et l’ambiance des musées que je fréquente habituellement dans la fiction. J’ai été transportée dans les couloirs du musée en une fraction de secondes, y reconnaissant ses salles, que j’ai eu la chance de visiter et en souriant devant la description des bureaux et des coulisses du musée, si semblables à ce que j’ai pu connaître dans ma Belgique natale (coucou le MRAC!). Je me suis demandée comment les auteurs étaient parvenus à rendre le Musée si palpable dans le roman et j’ai découvert que Douglas Preston y a travaillé pendant près de 8 ans (comme dirait l’autre : « aaaaaah! »).

Moralité, toujours contextualiser les objets issus de fouilles!
Sinon, c’est le zbeul, vous êtes prévenu.e.s.

J’ai réellement adoré l’histoire, que j’ai trouvée bien ficelée. Il existe de nombreux fils rouges et temporalités différentes et pourtant, je ne me suis pas sentie perdue et n’ai eu aucun mal à faire les liens entre les différents morceaux du puzzle. Ce qui m’a un peu perdue, ce sont les personnages, que j’avais tendance à confondre (oups).

Ceux que j’ai bien identifié m’ont par contre beaucoup touchée et je m’y suis rapidement attachée. Les personnages principaux sont complexes et leur histoire est suffisamment développée pour que leurs motivations nous paraissent cohérentes. Le seul personnage un peu mystérieux étant le fameux Pendergast, qui ne manque cependant pas de fasciner. C’est une lecture à la fois dense et palpitante, j’ai retenu ma respiration plus d’une fois ou me suis réfugiée sous les couvertures en me rongeant les ongles lorsque le suspense devenait insupportable. En d’autres mots, ce bouquin m’a réellement fait l’effet de montagnes russes émotionnelles! 

Petits crimes japonais – Kyōtarō Nishimura

Voici un livre que je n’avais pas prévu de lire dans le cadre de l’Astro Book Challenge mais qui m’a été conseillé avec beaucoup d’entrain. Petits crimes japonais est un recueil de 8 nouvelles de l’auteur japonais Kyōtarō Nishimura. Il est l’un des auteurs de romans policier les plus populaires dans son pays et a reçu le prix Edogawa-Ranpo (ça ressemble au prix Edgar-Allan-Poe, mais c’est pas le même!). Je l’ai placé dans la catégorie « La roue tourne… les jeux sont faits » du menu « Les signes du destin« , pour les thèmes argent et drame.

Éditeur : Rivages
Publication originale : 1988
Genre : Policier
Nombre de pages : 218

Un homme, fasciné par les pickpockets, passe ses journées dans le métro ; un policier commet des délits pour envoyer de faux coupables en prison et les soustraire ainsi aux rigueurs de l'hiver ; un vieillard humilie les pauvres en jouant au « jeu de la charité » ; quelqu'un empoisonne les pigeons d'un temple en prenant soin d'avertir la police ; une jeune femme se sert de la pitié humaine pour commettre des crimes ; un vieil homme parle de sa passion du meurtre ; un étrange maître chanteur prend pour victime un coiffeur…
Huit nouvelles insolites et cruelles par l’un des maîtres du roman policier japonais, auteur d’une centaine de romans à succès et lauréat du prestigieux prix Edogawa Ranpo.

En me lançant dans la lecture de ce livre, je m’attendais à lire des enquêtes policières classique. Inutile de dire que j’étais bien loin du compte car les huit nouvelles rassemblées dans cet ouvrage sortent toutes de l’ordinaire. Je me suis retrouvée à rire d’événements affreux, à être faussement choquée devant le comportement de certains personnages pour finalement me prêter au jeu en imaginant les pires scénarios possibles. Je ne suis pas habituée à la littérature japonaise mais j’étais très curieuse de m’y plonger. J’ai donc choisi mon genre littéraire favoris pour m’y mettre et je n’ai vraiment pas été déçue. Si je devais décrire l’ambiance du livre en quelques mots, je dirais qu’il est atrocement délicieux ou superbement cruel. Les personnages sont souvent un peu déviants, les situations déroutantes et l’ironie du sort est telle qu’on ne peut s’empêcher de pouffer d’un rire nerveux. Le plus beau, c’est qu’on parvient parfaitement à s’identifier aux personnages et qu’on réalise bien vite, pour notre plus grande honte, qu’on aurait certainement pas mieux agi qu’eux dans la même situation. Si, comme moi, vous aimez l’humour noir et les retours karmiques, vous allez être plus que servi.e.s!

Mémoires de Thirgoths : La menace Hykxi – Jo Riley-Black

Aujourd’hui, je viens vous parler d’un roman que j’ai lu dans le cadre de l’opération Masse Critique de Babelio. Le principe est relativement simple: on choisi un ou plusieurs livres dans une liste de titres, un tirage au sort a lieu et si on fait partie des heureux.ses élu.es, on reçoit le livre chez sois en échange d’une critique. Autant dire que j’étais ultra bouillante de participer, d’autant plus que le thème du mois de mars était « mauvais genre ». Je me suis donc lancée avec l’attitude du « alea jacta est » sans trop y croire. Je vous laisse donc imaginer mon air ahuri lorsque j’ai appris que j’allais recevoir le roman de Jo Riley-BlackMémoires de Thirgoths : La menace Hykxi, qui était mon premier choix dans la looooongue liste de romans proposés. J’en profite donc pour remercier babelio et les éditions Faralonn de m’avoir envoyé ce magnifique bouquin, que j’ai dévoré avec passion. 

Éditeur : Faralonn
Publication : 2020
Genre : Thriller, science-fiction
Nombre de pages : 322

Alors qu'elle mène une vie paisible au cœur de Londres, Jenny voit son monde chamboulé lorsqu'une explosion retentit et que les seuls capables de l'entendre ne sont autres qu'elle et son colocataire Jack. Soudain, le monde tel qu'elle l'envisageait jusque là, n'est plus. Jack, qui se révèle bien différent de celui qu'il prétendait être, va alors la propulser dans un univers où les humains sont loin d'être les seuls maîtres sur Terre. C'est alors que les révélations concernant sa vraie nature de Thirgoth vont l'amener à croiser le chemin de leurs ennemis, dont la sanglante révolte ne fait que commencer. Entre découverte de ses dons et affrontements, quel rôle Jenny va-t-elle pouvoir jouer dans la lutte entre Thirgoths et Hykxis ?

Lorsque j’ai posé les yeux sur « Les mémoires de Thirgoths », j’ai tout de suite su qu’il allait me plaire. Friande d’urban fantasy, de mondes secrets et de magie, j’ai été très rapidement enthousiasmée par le mystère que représentaient ces fameux Thirgoth et Hykxis (ouille, ma dyslexie). S’il y a une chose que j’aime par dessus tout, c’est de découvrir un nouvel univers et de m’y évader et je dois dire que j’ai été servie!

L’univers du roman m’a directement séduite, il répond aux codes de l’urban fantasy sans en devenir le cliché. Ma première surprise a été de découvrir notre personnage principal : Jenny qui est bien loin des héroïnes qu’on a l’habitude de rencontrer. C’est une jeune adulte anxieuse, renfermée, socialement inadaptée (serait-ce une héroïne avec TSA?) et qui vide les verres de scotch plus vite que son ombre. Elle est décrite comme peu sûre d’elle, complexée par son apparence et ses capacités physiques. J’ai par ailleurs réellement adoré la bienveillance dans le traitement des personnages qui malgré leur caractère bien trempé et leurs défauts, s’entraident et se boostent les uns les autres. Les dialogues et les relations qu’ils entretiennent sont teintées de messages positifs et empouvoirants qui font réellement la différence. En plus d’avoir une histoire bien ficelée avec des personnages profonds (et badass!), de l’action, du mystère et du danger, on a également une véritable ode à l’acceptation de sois et un message d’inclusivité qui transparait tout au long de la lecture. 

Globalement, j’ai trouvé une certaine fraicheur dans la narration, qui multiplie les points de vue. Nous suivons bien l’histoire de Jenny mais pas seulement! Il ne sera pas rare de suivre l’un ou l’autre personnage et d’en savoir un peu plus sur ce qu’il se passe dans leur tête. Dis comme ça, ça pourrait paraître un peu brouillon ou confus mais je n’ai eu aucun problème pour suivre. C’est un élément que j’ai beaucoup apprécié et qui m’a permis de m’attacher à des personnages que je n’aurais peut-être pas autant apprécié en temps normal. J’ai également été surprise par les ellipses, je m’étais attendue à vivre certains moments de la vie de Jenny à ses côtés car c’est ce à quoi j’ai été habituée, mais l’autrice en a décidé autrement! Sur le coup, j’étais légèrement frustrée mais ce fût de courte durée car l’histoire m’a vite rattrapée. 

D’autres éléments m’ont par contre réellement frustrée, le premier étant le mystère qui plane autour des Hykxis. On ne connait pas grand choses d’eux, mis à part qu’ils sont cruels, rebelles et adorent tuer des humains. Durant la lecture, mon petit doigt m’a donc soufflé ceci : « Tu ne trouves pas ça étrange de ne pas en apprendre plus sur eux? Ce serait une bonne idée de développer ça dans un second tome… ». J’ai très vite compris que je n’allais pas avoir le fin mot de l’histoire au bout de ce premier tome, parce que oui, il y en aura un second (mon petit doigt ne me trahi jamais). J’ai assez naturellement découvert une grosse partie de l’intrigue mais ça ne m’a pas gâché le plaisir de la lecture pour autant. Vous comprenez bien que la « frustration » que j’ai ressentie est uniquement due à mon impatience et au fait que j’ai véritablement accroché au roman. C’est un véritable supplice de devoir attendre la suite et je trépigne déjà!