Pumpkin Autumn Challenge 2021

Nous l’attendions toustes avec impatience et le voici, le grand retour du PAC! L’automne ne commence que le 21 septembre prochain mais la passion de la lecture n’attend pas… Suis-je addict à la lecture? Oui. Fidèle à mes habitudes, j’ai décidé de me lancer une fois de plus dans l’aventure proposée par Guimause Terrier. Je ne vais pas mentir, c’est assez ambitieux de ma part car j’ai toujours l’Astro Book Challenge à valider avant la fin de l’année (encore 4 catégories!) et une pile à lire qui n’en fini plus! Mais que serait un challenge s’il était simple? Je ferai donc partie des braves qui tenteront le challenge entre le 1er septembre et le 30 novembre 2021.

Cette année, des nouveautés sont au rendez-vous, par exemple, en plus d’un challenge littéraire et cinéphile, le challenge est désormais ouvert aux gamer.euse.s! Pour plus d’informations sur le fonctionnement du challenge et découvrir les autres surprises que le challenge nous réserve, filez sur le blog de Guimause, elle vous expliquera ça mieux que moi ☺.

Crédit images : Guimause Terrier

Ma pile à lire

Cette année, j’ai décidé de tenter de débloquer l’option « Un appétit de goule » en validant trois sous-catégories par menu, ce qui me fera donc un total de 12 livres pour le challenge. Pour bien faire les choses, je vous partage ma pile à lire, qui est entièrement numérique cette année, peut-être cela pourra vous inspirer des idées de lecture… Comme on dirait dans les auto-tamponneuses : Cé baaaartiiiiii!

Update sur le challenge : Au final, je n’aurai pas pu lire « La chambre des curiosités » à temps, j’ai donc tout de même lu 12 livres, car j’en ai rajouté un entre temps mais je n’ai pas décroché le titre « Un appétit de goule » , la prochaine fois peut-être 🤗

Gare, gare à la main de gloire
Voleur / Thriller / Policier / Superstition / Horreur / Epouvante
Le portrait du mal – Graham Masterton

Double, double, toil and trouble
Sorcière / Pièce de théâtre / Prophétie / Tragédie
Les sorcières du clan du Nord, tome 1 : Le sortilège de minuit – Irena Brignull

Le folklore de chipenden
Créature surnaturelle, fantastique / Obscure / Fantasy
Le sang de l’épouvanteur : L’épouvanteur, tome 10 – Joseph Delanay

It’s just a bunch of Hocus Pocus
Halloween / Samhain / Automne
L’arbre d’Halloween – Ray Bradbury

Eh Jiji, tu ne trouves pas que ça sent drôlement bon à la Gütiokipänja?
Parcours initiatique / Jeunesse / Famille / Nourriture
La pâtisserie Bliss, tome 1 – Kathryn Littlewood

Il suffit de se souvenir de rallumer la lumière
Feel Good / Santé Mentale / Emotion
Le Chat qui venait du ciel – Takashi Hiraide

J’ai un dragon et j’hésiterai pas à faire feu!
Humour / Illustré / Anthropomorphisme / Animaux
De cape et de crocs, tome 1 : Le secret du Janissaire – Alain Ayroles

La lunette de pierre, c’est extra! Quand on veut voir ce qui ne se voit pas.
Petit peuple / Féerie / Nature / Nature Writing
D’autres royaumes – Richard Matheson

Nom d’une dune
Ecologie / Anticipation / Science-fiction / Post-Apocalyptique
Ecotopia – Ernest Callenbach

Princesse Princesse
Inclusivité / LBTQI+ / Féminisme
L’odeur de la pluie – Gwendoline Vervel

Le destin perdu
Temps / Horloge / Enigme / Puzzle / Historique / Steampunk
Le coeur perdu des automates – Daniel H. Wilson

En avant Yvette tempête!
Aventure / Archéologie / Artefact / Voyage
Femme du ciel et des tempêtes – Wilfried N’Sondé

Cabinet de curiosité
Arts / Sciences / Musée / Singularité / Étrangeté
La chambre des curiosités – Preston & Child

Le Petit Prince – Antoine de Saint-Exupéry

Qu’est-ce donc? Un nouveau livre lu dans le cadre de l’Astro Book Challenge? Eh oui, je continue mon petit bout de chemin dans le challenge avant l’automne qui rime toujours avec le Pumpkin Autumn Challenge. Cette fois-ci, j’ai validé la catégorie « C’est écrit dans les étoiles » et les thèmes Roman jeunesse, Imaginaire, Amitié et Mystère qui se trouve dans le menu « Les mystères du ciel » avec Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry. Je vais vous dire un petit secret, lorsque j’ai créé cette catégorie, c’est à ce livre là que je pensais, car derrière chaque catégorie se cache un livre (ou plusieurs!) qui m’a inspirée. Pour l’occasion, je vous ai même dessiné l’image qui illustre l’article, et non, il n’y a pas de mouton!

Éditeur : Gallimard
Publication originale : 1943
Genre : Jeunesse, Conte, Imaginaire
Nombre de pages : 120

«J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours.
Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé...»

Même sans avoir lu Le Petit Prince, je savais qu’on y parlait de moutons, de roses et de renards. C’est d’ailleurs ce qui m’a longtemps retenue de le lire car on m’en avait déjà trop dit et le plaisir me semblait alors gâché. J’ai donc pris le temps d’oublier tout ce qu’on avait pu me raconter sur ce livre avant de m’y plonger… pour me rendre compte qu’au final, j’étais loin de me douter de ce qui m’attendait.

Je pense que la force de l’histoire réside principalement dans la narration, sous forme de douce poésie. Dés le début, on se sent happé dans un univers onirique, un peu comme si on se reposait dans des nuages moelleux. Le plus merveilleux, c’est cette sensation de pouvoir se laisser porter et de suivre l’histoire et le voyage du Petit Prince, et ce jusqu’à la fin. Outre l’histoire, qui est sans doute perçue et analysée différemment selon les personnalités de chacun.e.s, c’est le style m’a réellement séduite. J’ai passé un moment de lecture hors du temps, je m’y suis amusée, j’ai grincé les dents, j’ai été touchée et émue par moments et j’ai pu m’identifier à l’histoire qu’on me racontait. J’ai eu de la peine pour ce pauvre aviateur, je me suis demandée ce qu’il était arrivé aux personnages croisés et surtout, j’ai continué l’histoire après avoir lu la dernière page.

Je suis contente d’avoir laissé mes à priori derrière moi et d’avoir découvert ce livre, qui en raconte beaucoup plus que ce qu’on pourrait le croire…

L’Histoire sans fin – Michael Ende

C’est avec fierté et soulagement que je vous présente le livre qui m’a permis de valider définitivement la catégorie « Dans la boule de cristal » du menu « L’art de la divination » de l’Astro Book Challenge! Il ne me restait plus qu’à valider le thème adapté au cinéma (que j’ai en fait validé par accident avec un autre livre 😅) et c’est désormais chose faite. Ceci dit, ce livre rempli tous les autres thèmes de la catégorie, j’aurais peut-être du commencer par là, oups. Je souhaitais lire l’Histoire sans fin de Michael Ende depuis un bon bout de temps, un de mes passe temps favoris étant de « comparer » les livres et leur adaptation cinématographique. J’ai par ailleurs été très surprise des souvenirs que la lecture m’a évoquée, les images défilant seules devant mes yeux alors que ça doit bien faire une quinzaine d’années que je n’ai plus vu le film.

Éditeur : Hachette Romans
Publication originale : 1979
Genre : Fantastique, Jeunesse, Fantasy
Nombre de pages : 520

À première vue, Bastien Balthasar Bux n'a rien d'un héros. Les héros sont grands, beaux et forts. Les héros ne courent pas sous la pluie pour se réfugier dans les librairies obscures et échapper ainsi à leurs camarades de classe. Ils ne volent pas non plus les vieux livres pour aller les dévorer dans les greniers de l'école... Bastien n'a pas pu résister. C'est comme si ce livre l'appelait. Son titre ? L'Histoire sans fin. Le garçon plonge dans un univers peuplé de mille créatures étonnantes : elfes nocturnes chevauchant des chauves-souris, Mange-Pierres, escargots de course, tortues millénaires et lions multicolores, Atréju, l'enfant guerrier sans peur et Fuchur, son fidèle Dragon de la Fortune... Toutes vouées à disparaître, avalées par le Néant, ce mal mystérieux qui ronge le Pays Fantastique.

Je pense que presque tout le monde est d’accord pour dire que l’Histoire sans fin est une référence dans son genre. Qui n’a pas rêvé d’explorer le pays fantastique et de découvrir toutes les créatures qui le peuplent? Ce qui se trouve dans ce livre, c’est une véritable bombe de créativité et d’imagination. Chaque page tournée nous amène dans un monde différent où les histoires ne se terminent réellement que lorsque notre imagination cesse de travailler.

C’est précisément ce qui fait la force du roman, une mise en abyme puissante et efficace qui nous fait passer de lecteur passif à acteur et personnage du livre, tout comme le personnage de Bastien. C’est qu’elle nous fait bosser cette histoire sans fin, on se demande sans cesse où elle va nous mener et il y a tellement de possibilités qu’on passe plus de temps à rêvasser sur les suites en imaginant leurs déroulement qu’à réellement lire l’histoire de Bastien.

J’admet que je m’y suis perdue plusieurs fois et que le développement de Bastien au sein du pays Fantastique m’est un peu passé au-dessus de la tête. On va dire que ma concentration a été mise à rude épreuve! Le pauvre Bastien est parti dans un égo trip aussi démesuré que l’infini, ça a été une partie assez difficile à suivre pour moi mais ça n’a pas pour autant gâché ma lecture.

Fuchur / Falcor : Le plus mignon de tous les dragons, comment résister à ce charme magnétique?

Les Chroniques Martiennes – Ray Bradbury

Lorsqu’on parle des classiques de SF et d’anticipation, on parle obligatoirement de Ray Bradbury! Car si ce dernier a exploré de nombreux pans de la littérature, c’est bien dans le domaine de l’anticipation (l’histoire se passe dans le futur) qu’il a excellé. Je valide donc la catégorie La vie, l’univers et le reste du menu Les mystères du ciel pour les thèmes : science-fiction, espace, extra-terrestres et décalé avec le recueil de nouvelles : « Les chroniques martiennes« .

Éditeur : Gallimard
Publication originale : 1950
Genre : Science-fiction, Nouvelle, Horreur, Post-apocalyptique
Nombre de pages : 336

« J’ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p’pa ? Tu avais promis.- Les voilà », dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas. Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner. Les Martiens étaient là – dans le canal – réfléchis dans l’eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman. Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l’eau… »

Voilà un bon moment que je souhaitais me plonger dans Chroniques Martiennes. Ayant déjà lu plusieurs nouvelles et romans de Ray Bradbury ainsi que le célèbre Fahrenheit 451, je savais que la plume de l’auteur allait à nouveau conquérir mon cœur et emporter mon imaginaire dans des endroits insoupçonnés. J’ai beaucoup apprécié les liens entre certaines histoires car même si on se trouve ici dans un recueil de nouvelles, avec des histoires autonomes, certaines d’entres-elles se font des clins d’œil et nous offrent un sentiment d’unicité. Ici, Mars est bien loin d’être peuplée de « petits hommes verts » au profit de villes cristallines, personnages aux yeux d’or et paysages oniriques.

Artwork by Michael Whelan

Ce qui est intéressant dans ces récits, c’est l’impression de « futur du passé » qui s’en dégage. Ces histoires ont été publiées entre 1945 et 1950 et si on en décèle souvent les traces, certaines d’entres elles paraissent si contemporaines qu’on fini par l’oublier. J’avais un peu peur de tomber dans une vision naïve du futur ou poussée à l’extrême mais en réalité, le futur tel que décrit par Ray Bradbury semble relativement plausible. Il y décrit quelques avancées technologiques, qui font parfois sourire comme le téléphone inter spatial, alors qu’on parle aujourd’hui de passer des coups de fils sur la lune et d’obtenir la 4G pour les astronautes. Mis à part ces quelques touches futuristes et « avancées scientifiques », les humains (et leurs mentalités) quant à eux semblent tout droit sortis d’une autre époque et nous paraissent aujourd’hui quelque peu arriérés, en particulier dans leurs rapports les uns avec les autres. Je pense notamment au premier couple Martien présenté qui a tout d’un couple américain cliché des années 50. Cependant, le recueil traite des thèmes qui sont toujours d’actualité : le racisme, la surconsommation, l’acculturation,… Des sujets peu réjouissants, parfois tragiques certes mais décrits avec une telle poésie qu’ils nous laissent songeurs, dans l’espoir d’un futur meilleur.