Restez zen, la méthode du chat – Henri Brunel

Me revoici, cette fois avec un ouvrage de développement personnel dont le titre et la couverture m’ont interpellée au plus haut point. Il s’agit de : Restez zen, la méthode du chat de Henri Brunel qui vient valider pour de bon le menu « Les signes du destin » et la catégorie « Né.e sous une bonne étoile » avec les thèmes bonheur et sagesse.

Je me souviens de ma réaction lorsqu’on m’a offert ce livre, mi amusée et mi curieuse. La personne me l’ayant offert me connaissant bien car je suis aussi angoissée que mordue de chats, le livre tombait donc à pic. Par contre, je ne suis absolument pas amatrice d’ouvrages de développement personnel, que je trouve souvent excessifs ou trop dans la généralisation. Ce que je ne savais pas, c’est qu’ici, l’auteur nous présente une philosophie de vie plutôt qu’une théorie issue de la psychologie.

Éditeur : Points
Publication originale : 2002
Genre : Bien-être, développement personnel, philosophie
Nombre de pages : 176

" Le chat est un modèle naturel, un guide sur le chemin de la relaxation. Exemple parfait d'équilibre entre la vivacité et la détente, il allie la souplesse, la grâce des attitudes et le geste efficace. Le chat est harmonie. Intégré à sa famille humaine, il survit s'il le faut en milieu sauvage. "

Henri Brunel nous propose rien moins que de devenir chat à notre tour. " La méthode du chat" est une méthode de transformation de soi, qui nous promet liberté intérieure, maîtrise de soi et sûreté des gestes. C'est de la relaxation, c'est du yoga, c'est de la méditation, mais c'est bien davantage. Car " la méthode du chat " est avant tout une attitude. L'aisance d'Henri Brunel, son écriture fluide et agile, éminemment féline, sont le fruit d'un travail de fond dont il ne reste plus trace, mais qui est l'aboutissement d'une vie. Son souci de laisser chacun se couler dans sa méthode avec respect et amitié, son attention à ne pas devenir gourou, à susciter un véritable plaisir de lecture ne sont pas les moindres qualités d'un texte qu'on pourra lire et relire avant d'en épuiser les promesses cachées.

En toute honnêteté, je me suis plongée dans la lecture de ce livre sans grande attente. Force est de constater que j’ai tout de même été surprise d’accrocher au style de l’auteur. C’est un peu comme si on discutait avec quelqu’un qui se parle à lui-même, c’est particulier mais j’adhère. Les anecdotes et souvenirs racontés m’ont souvent arraché des sourires et j’ai beaucoup aimé avoir le chat comme exemple, même si j’ai trouvé qu’il n’était pas assez présent à mon goût.

C’est un livre emprunt de douceur et de philosophie qui invite petit à petit à la relaxation et la réflexion. L’auteur y partage anecdotes et souvenirs, liés à ses compagnons félins en expliquant au lecteur ce que lui inspire le comportement des chats. Ce qui est intéressant, c’est qu’il y donne des clefs de compréhension mais aussi quelques exercices pour trouver la paix intérieure. Il est très abordable, mélangeant le yoga, la religion, la philosophie ou encore la littérature. Si vous n’avez pas l’habitude de lire ce genre d’ouvrage, rassurez-vous car il se lit assez naturellement et sans prise de tête. Au pire, si vous n’aimez pas le livre, faites comme le chat et couchez vous dessus pour faire une sieste 🤭.

Les Chroniques Martiennes – Ray Bradbury

Lorsqu’on parle des classiques de SF et d’anticipation, on parle obligatoirement de Ray Bradbury! Car si ce dernier a exploré de nombreux pans de la littérature, c’est bien dans le domaine de l’anticipation (l’histoire se passe dans le futur) qu’il a excellé. Je valide donc la catégorie La vie, l’univers et le reste du menu Les mystères du ciel pour les thèmes : science-fiction, espace, extra-terrestres et décalé avec le recueil de nouvelles : « Les chroniques martiennes« .

Éditeur : Gallimard
Publication originale : 1950
Genre : Science-fiction, Nouvelle, Horreur, Post-apocalyptique
Nombre de pages : 336

« J’ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p’pa ? Tu avais promis.- Les voilà », dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas. Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner. Les Martiens étaient là – dans le canal – réfléchis dans l’eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman. Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l’eau… »

Voilà un bon moment que je souhaitais me plonger dans Chroniques Martiennes. Ayant déjà lu plusieurs nouvelles et romans de Ray Bradbury ainsi que le célèbre Fahrenheit 451, je savais que la plume de l’auteur allait à nouveau conquérir mon cœur et emporter mon imaginaire dans des endroits insoupçonnés. J’ai beaucoup apprécié les liens entre certaines histoires car même si on se trouve ici dans un recueil de nouvelles, avec des histoires autonomes, certaines d’entres-elles se font des clins d’œil et nous offrent un sentiment d’unicité. Ici, Mars est bien loin d’être peuplée de « petits hommes verts » au profit de villes cristallines, personnages aux yeux d’or et paysages oniriques.

Artwork by Michael Whelan

Ce qui est intéressant dans ces récits, c’est l’impression de « futur du passé » qui s’en dégage. Ces histoires ont été publiées entre 1945 et 1950 et si on en décèle souvent les traces, certaines d’entres elles paraissent si contemporaines qu’on fini par l’oublier. J’avais un peu peur de tomber dans une vision naïve du futur ou poussée à l’extrême mais en réalité, le futur tel que décrit par Ray Bradbury semble relativement plausible. Il y décrit quelques avancées technologiques, qui font parfois sourire comme le téléphone inter spatial, alors qu’on parle aujourd’hui de passer des coups de fils sur la lune et d’obtenir la 4G pour les astronautes. Mis à part ces quelques touches futuristes et « avancées scientifiques », les humains (et leurs mentalités) quant à eux semblent tout droit sortis d’une autre époque et nous paraissent aujourd’hui quelque peu arriérés, en particulier dans leurs rapports les uns avec les autres. Je pense notamment au premier couple Martien présenté qui a tout d’un couple américain cliché des années 50. Cependant, le recueil traite des thèmes qui sont toujours d’actualité : le racisme, la surconsommation, l’acculturation,… Des sujets peu réjouissants, parfois tragiques certes mais décrits avec une telle poésie qu’ils nous laissent songeurs, dans l’espoir d’un futur meilleur.

Fille des cauchemars – Kendare Blake

Amis des fantômes et autres manifestations d’outre-tombe, me revoici avec un dyptique qui se lit tout seul : Fille des cauchemars de Kendare Blake. Je parle de dyptique car c’est en effet une histoire qui se déroule sur deux tomes. On y rencontre Thésée Cassio Lowood (oui), exterminateur de fantômes solitaire qui dans sa quête, va se heurter à plus fort que lui… 

C’est une fois de plus, une lecture qui s’inscrit dans le cadre de l’Astro Book Challenge, dont je valide doucement les catégories. C’est assez naturellement que j’ai placé ces livres dans la catégorie « Mes amis de l’au-delà » du menu « L’art de la divination » pour les thèmes Esprits et Vaudou. J’aurais pu tricher en validant également le thème « Louisiane » car les références y sont nombreuses mais je préférais garder ce dernier thème pour une histoire s’y déroulant réellement.

Tome 1 : Anna
Éditeur : Lgf – Le livre de poche
Publication originale : 2011
Genre :  Jeune adulte, Fantastique, Horreur
Nombre de pages : 416

« La ville est plus hantée que je ne l'aurais cru. Une énergie macabre fourmille dans le sol, prête à éclore. Des mouvements imperceptibles ne cessent d'attirer mon attention. Je sais que, quelque part, se cache une âme si puissante qu'elle pourrait tuer par la seule force de son regard. Elle va essayer de me détruire. J'ai presque hâte de voir comment elle s'y prendra. »
Il s'appelle Thésée Cassio Lowood. Exterminer les fantômes, c'est sa mission. Elle s'appelle Anna Korlov, « Anna à la robe de sang ». Il traque, chasse, tue, sans remords. Elle extermine sans pitié ceux qui osent l'approcher. Pour lui, elle est une déesse de la mort ; pour elle, il n'est qu'une proie comme les autres. Pourtant, elle a décidé d'épargner sa vie...
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Relic – Preston & Child

Voici un livre qui se trouve dans ma pàl depuis plusieurs années! Chaudement recommandé par ma vénérée maman, le duo Preston & Child réuni tous les éléments pour me plaire : une part de surnaturel, du suspense, une enquête policière et un pied dans l’univers de l’histoire de l’art. J’ai donc décidé de commencer mon aventure par le tout premier tome du cycle « Pendergast » (l’enquêteur) : Relic ou Superstition dont la trame principale se déroule dans le Muséum d’Histoire Naturelle de New York. 

Ce roman me permet de valider la catégorie « C’est la loi de la jungle » du menu « La magie des plantes » de l’Astro Book Challenge pour les thèmes Animaux et Civilisation ancienne. J’ai longuement hésité sur les thèmes que j’allais valider avec Relic car l’histoire se déroule en deux temps mais je pense avoir fait les bons choix 👀.

Éditeur : J’ai Lu
Publication originale : 1995
Genre : Policier, Thriller
Nombre de pages : 544

Une équipe d'archéologues massacrée en pleine jungle amazonienne… Les caisses contenant leurs découvertes acheminées au Muséum d'histoire naturelle de New York… et oubliées dans un sous-sol. Meurtres au Muséum d'histoire naturelle de New York. Quelques années plus tard, le musée annonce une exposition consacrée aux superstitions et croyances mystérieuses des peuples primitifs. Mais les préparatifs sont troublés par une série de crimes aussi sanglants qu'inexplicables.
Le criminel : un homme ou une entité inconnue ? Une menace terrifiante hante les couloirs et les salles du Muséum, un meurtrier d'une force et d'une férocité inouïes. On parle même d'un monstre. De quoi éveiller la curiosité d'Aloysius Pendergast, du FBI, expert en crimes rituels…

Pour commencer, je tenais à dire que mon cœur d’Historienne de l’Art a été comblé à plus d’un titre durant la lecture de ce roman. Ce n’est pas tout les jours que je retrouve un semblant de mes cours d’anthropologie et l’ambiance des musées que je fréquente habituellement dans la fiction. J’ai été transportée dans les couloirs du musée en une fraction de secondes, y reconnaissant ses salles, que j’ai eu la chance de visiter et en souriant devant la description des bureaux et des coulisses du musée, si semblables à ce que j’ai pu connaître dans ma Belgique natale (coucou le MRAC!). Je me suis demandée comment les auteurs étaient parvenus à rendre le Musée si palpable dans le roman et j’ai découvert que Douglas Preston y a travaillé pendant près de 8 ans (comme dirait l’autre : « aaaaaah! »).

Moralité, toujours contextualiser les objets issus de fouilles!
Sinon, c’est le zbeul, vous êtes prévenu.e.s.

J’ai réellement adoré l’histoire, que j’ai trouvée bien ficelée. Il existe de nombreux fils rouges et temporalités différentes et pourtant, je ne me suis pas sentie perdue et n’ai eu aucun mal à faire les liens entre les différents morceaux du puzzle. Ce qui m’a un peu perdue, ce sont les personnages, que j’avais tendance à confondre (oups).

Ceux que j’ai bien identifié m’ont par contre beaucoup touchée et je m’y suis rapidement attachée. Les personnages principaux sont complexes et leur histoire est suffisamment développée pour que leurs motivations nous paraissent cohérentes. Le seul personnage un peu mystérieux étant le fameux Pendergast, qui ne manque cependant pas de fasciner. C’est une lecture à la fois dense et palpitante, j’ai retenu ma respiration plus d’une fois ou me suis réfugiée sous les couvertures en me rongeant les ongles lorsque le suspense devenait insupportable. En d’autres mots, ce bouquin m’a réellement fait l’effet de montagnes russes émotionnelles!