Fiole porte-bonheur

Maintenant que Yule est bel et bien passé, j’en profite pour partager une nouvelle expérience que j’ai testée. Je souhaitais offrir des cadeaux faits maisons et personnalisés à mes copines sorcières et j’ai eu l’idée de me lancer dans la confection de fioles porte-bonheur.

Etant donné que cette période de l’année est assez compliquée moralement pour moi à cause du manque de luminosité et de l’ambiance folle autour des fêtes de fin d’années, j’ai un peu réfléchi à ce que je pourrais faire pour rendre tout ça un peu plus vivable. En plus, cette année on ajoute à tout ça, les bulles sociales, distanciations et autres contraintes covidiennes, on a donc bien besoin d’un peu de magie de notre côté afin de tenir le coup!

J’avais déjà vu plusieurs mini fioles magiques ou « spell jars », certaines destinée à apporter le succès financier, d’autres qui attiraient l’amour etc et j’ai donc décidé de faire une fiole pour apporter la bonne humeur, combattre la déprime, apporter de la confiance et apprendre à mieux s’accepter. Tout un programme, donc! J’y ai glissé une petite intention personnelle pour chaque personne à qui je l’ai offerte en fonction de leurs parcours et de leurs vies respectives. 

Matériel et propriétés magiques

Tous les ingrédients que j’ai utilisés ont été séchés avant d’être mis dans la fiole, ça évite d’avoir de la pourriture par la suite. Vous pouvez donc très bien utiliser des ingrédients frais mais attendez bien que toute humidité ait disparu avant de commencer. 

  • Une fiole en verre transparent.
  • Papier d’Arménie ou autre papier précieux pour vous, pour y écrire vos intentions.
  • Menthe poivrée pour purifier les mauvaises ondes autour de nous et s’en débarrasser.
  • Romarin qui permet la guérison, combat la dépression et développe l’amour de soi.
  • Rondelles d’orange pour la bonne humeur.
  • Pétales de roses pour l’amour de soi.
  • Gros sel de mer / d’Himalaya pour chasser le négatif et purifier (un lieu, soi-même,…)
  • Lavande pour combattre l’anxiété et apaiser les craintes.
  • Camomille pour combattre le stress.
  • Huile essentielle de géranium pour son côté tonique
  • Huile essentielle de romarin (cf. le romarin)
  • Cire / bougie à faire fondre pour sceller la fiole
  • Sauge / Encens ou Palo Santo pour purifier la fiole par fumigation et méditer

Marche à suivre

Pour ce qui est de la confection de la fiole, c’est à la fois très simple et fastidieux car il faut beaucoup de concentration pour placer correctement ses intentions.

La première chose à faire, c’est donc de se mettre en condition et de se concentrer sur ce qu’on veut que la fiole nous apporte (à nous ou quelqu’un d’autre). Il faudra bien garder ça en tête tout au long du processus afin qu’elle se charge de cette énergie. Pour chaque ingrédient qu’on déposera dans la fiole, on se concentrera sur la vertu qu’elle va apporter au tout. 

  1. Purifier la fiole à la sauge / palo santo ou encens
  2. Placer son intention par écrit sur le papier d’Arménie et le rouler comme un parchemin
  3. Déposer une couche de sel 
  4. Mettre 2 gouttes de chaque huile essentielle
  5. Glisser le parchemin sur un bord de la fiole (ou cachez le si vous le préférez)
  6. Déposer les pétales de rose
  7. Déposer des morceaux d’orange
  8. Ajouter la menthe
  9. Ajouter la lavande
  10. Ajouter la camomille
  11. Ajouter le romarin
  12. Refermer la fiole et la sceller à la cire

Si vous le souhaitez, vous pouvez graver un sigil ou un symbole dans la cire pour ajouter une intention ou une autre propriété. Ici je ne l’ai pas fait car les fioles ne m’étaient pas destinées et que je juge que les sigil sont trop personnels et pourraient agir différemment pour quelqu’un d’autre que soi. Mais si vous vous sentez en confiance, faites ce qui vous parait le plus juste. 

Cold Winter Challenge 2020 : Snjór – Ragnar Jónasson

Ceux qui auront un peu parcouru le blog le savent, j’aime participer aux challenge de lecture. J’ai donc voulu me lancer dans le Cold Winter Challenge, qui est un challenge s’étendant de décembre à mars, sur le thème de l’hiver. J’avais préparé une pile à lire mais je n’ai malheureusement pas pu m’y consacrer comme je l’aurais souhaité. La première raison est que le mois de décembre et les fêtes de fin d’années représentent une période très pénible (psychologiquement) pour moi, la seconde était mon propre challenge, débutant en janvier, pour lequel j’étais beaucoup plus motivée. Je songe d’ailleurs à modifier les dates du challenge pour le faire commencer avec Imbolc, histoire de pouvoir retenter le CWC l’an prochain.

J’avais donc sélectionné Snjór de Ragnar Jónasson, qui trainait depuis des années dans ma bibliothèque pour valider le menu Hiver obscur et la sous-catégorie « Frissonner sous un plaid » pour les mots-clefs : thriller et suspens. 

Éditeur : Points
Publication : 2016
Genre : Policier, thriller, roman noir
Nombre de pages : 336

Siglufjördur, ville perdue au nord de l'Islande, où il neige sans discontinuer et où il ne se passe jamais rien. Ari Thór, qui vient de terminer l'école de police à Reykjavik, y est envoyé pour sa première affectation. Mais voilà qu'un vieil écrivain fait une chute mortelle dans un théâtre et que le corps d'une femme est retrouvé, à moitié nu, dans la neige. Pour résoudre l'enquête, Ari Thór devra démêler les mensonges et les secrets de cette petite communauté à l'apparence si tranquille.

Mais que se passe t’il à Siglufjördur? A priori, pas grand-chose… quoi que… C’est avec Ari Thór, policier novice, que nous découvrirons les mystère de cette ville pourtant si calme. Au cœur de l’hiver, c’est dans une ambiance remplie d’obscurité que les secrets se dévoileront. Une enquête qui a un petit air d’Agatha Christie avec une pointe de noirceur. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant Snjór, je peux maintenant me considérer comme accro et j’ai grand hâte de découvrir les autres livres de la série!

J’ai eu un peu de mal à m’y plonger au départ à cause des noms en Islandais sur lesquels je butais sans cesse, mais on s’y fait au final très rapidement. Snjór est le premier tome de la série appelée « Dark Iceland« . C’est un polar en huit-clos sans prise de tête dans lequel on se plonge assez facilement. On est très vite happé dans la vie des personnages auxquels on s’attache et dépaysés au même titre que le personnage principal : Ari Thór qui débarque dans la petite ville Islandaise de Siglufjördur (ça m’a pris plusieurs tentatives pour le lire correctement 😅). J’ai suivi avec plaisir l’enquête et son dénouement tout en découvrant les différentes personnalités qui peuple la petite ville.

Si vous décidez de vous lancer dans l’univers de Ragnar Jónasson, je vous conseille de suivre l’ordre de publication original : « Snjór » – « Nátt » – « Sótt » – « Vík » – « Mörk » – « Siglo ». Si vous décidez de suivre les dates de sorties françaises, vous lirez tout dans le désordre. Dans l’immédiat, ça peut sembler trivial car chaque livre parle d’une enquête différente mais je trouve ça un peu dommage pour le développement des histoires entre les personnages principaux. Je ne sais pas vraiment pourquoi l’ordre a changé dans les publications françaises mais je suis contente de m’en être rendue compte dès le second tome, j’ai en effet failli lire « Mörk » alors qu’il s’agit du cinquième tome de la série.

Le Bourbon Kid, tome 1 : Le livre sans nom – Anonyme

Pour terminer en beauté le PAC de cette année, j’ai décidé de me lancer dans l’aventure qu’est la saga du Bourbon Kid et je valide la sous catégorie Les supplices de la belladone du menu Automne Frissonnant (un livre à la couverture noire) avec le premier tome de la série : Le livre sans nom. J’ai découvert cette série de livre grâce à une amie qui m’en a vanté les mérites. Elle m’avait prévenue sur son contenu : « c’est complètement barré! » et bien, j’ai quand même été surprise! L’histoire est complètement folle et les personnages sont plus absurdes et imprévisibles les uns que les autres. Il est d’ailleurs extrêmement difficile de définir un genre à ce livre, que je qualifie d’ovni littéraire. Si je devais le décrire en un seul mot, ce serait : Rocambolesque!

Éditeur : Sonatine
Publication : 2006
Genre : Ovni Littéraire
Nombre de pages : 512

Santa Mondega, une ville d'Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets.
Un serial killer qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom. La seule victime encore vivante du tueur, qui, après cinq ans de coma, se réveille, amnésique. Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d'arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, un massacre dans un monastère isolé, quelques clins d'oeil à Seven et à The Ring, et voilà le thriller le plus rock'n'roll et le plus jubilatoire de l'année ! Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte.
II a ensuite été publié en Angleterre puis aux Etats-Unis, où il connaît un succès fulgurant.

L’histoire se déroule dans la ville peu recommandable de Santa Mondega, non loin de la frontière Mexicaine… Il y a 5 ans, un individu appelé le Bourbon Kid y a massacré un grand nombre de personne, ce mec pète un câble absolu au contact du bourbon et se met à dégommer à peu près tout ce qui bouge. La bonne nouvelle pour nous (et la moins bonne pour les personnages) c’est qu’il est de retour!

Avis  aux amateurs des films de Robert Rodriguez et Quentin Tarantino, ce livre est un véritable OVNI littéraire, gore as fuck, absurde et allant de rebondissements en rebondissements, il ne peut pas laisser indifférent. Entre le western, le roman policier et l’intrigue surnaturelle, on surfe sur une vague d’humour très très noir et de situations dignes d’un soap opéra, vous l’aurez compris, ça part vraiment dans tous les sens. Et le meilleur dans tout ça, c’est qu’en fin de compte, l’histoire nous paraît en même temps très logique. Chose intéressante d’ailleurs, l’auteur étant anonyme, de nombreuses spéculations sur son identité ont vu le jour, entre le Prince Charles et David Bowie, l’hypothèse la plus populaire voudrait que ce soit Tarantino en personne qui se cache derrière tout ça. Mais d’après les différentes interview, Anonyme a surtout l’air d’un gars qui avait envie de créer quelque chose d’unique et qui refuse de se plier aux règles littéraires établies. Voyez plutôt ce qu’il dit sur la genèse du Livre sans nom : 

«Je l’ai commencé comme un western mais, après un chapitre, j’étais dans une impasse. Je suis donc parti sur autre chose avec des moines… puis j’ai fusionné les deux histoires. Quand je me suis à nouveau retrouvé bloqué, j’ai écrit une autre histoire à propos d’une femme amnésique et je l’ai mélangée avec les précédentes. En fait, à chaque fois que j’ai été coincé, je suis parti vers autre chose et j’ai réussi à tout fondre dans le même livre malade. Ça a vraiment été fun mais c’est un miracle que l’ensemble ait du sens.»

Automne – Jan Henrik Nielsen

Le PAC arrivant tout doucement à sa fin, je tente un sprint final pour lire un maximum des livres de ma pàl. J’ai donc choisi Automne de Jan Henrik Nielsen pour valider le menu « Automne des Enchanteresses » et la sous-catégorie « Nausicaä de la vallée du vent« . Il correspond aux mots-clefs : écologie, nature et post-apocalyptique. Pour l’anecdote, j’essaie chaque année de trouver un livre avec « automne » ou « halloween » dans le titre pour ce challenge, j’étais donc très contente d’en trouver un qui collait autant aux mots-clefs proposés. 

Éditeur : Albin Michel Jeunesse
Publication originale : 2013
Genre : Science-fiction, dystopie, roman jeunesse
Nombre de pages : 336

Cette île pourrait être n'importe quelle île. Ces deux sœurs pourraient être n'importe quelles sœurs. Cette terre qu'une grande catastrophe écologique a ravagée pourrait être la nôtre. L'eau est devenue rare, le soleil brûle la peau, la végétation se meurt. Terrées dans un bunker depuis six ans, Nanna et sa petite sœur Fride observent le monde à travers un périscope, à la fois fascinées et inquiètes. Forcées de sortir au-dehors, elles découvrent qu'au cœur de ce paysage désolé, les gens sont prêts à les aider. Alors Fride et Nanna avancent au sein de l'automne, blotties dans une joie surprenante, découvrant un monde qu'elles croyaient hostile à jamais...

En guise de préambule, je tenais à préciser que ce livre était avant tout destiné à un public jeune et que cela se ressent à travers l’écriture. Les personnages principaux sont donc, sans surprise, des enfants. J’avoue avoir eu assez peur de me lancer dans cette lecture, qui traite d’un monde détruit suite à un virus mortel. En lisant quelques avis, je me suis dis qu’une dose d’espoir et d’innocence pourrait me faire le plus grand bien. Nous retrouvons donc deux sœurs de six et douze ans et leur père, terrés dans un bunker depuis plusieurs années. Ils observent l’extérieur afin de voir si la nature reprend vie suite à une catastrophe qui a éliminé près de la majorité de la population et des ressources. La nature est ainsi plongée dans une sorte d’automne éternel, où rien ne pousse jamais. Vous vous doutez bien que nos personnages finiront par sortir de leur bunker… mais à quel prix? 

C’est à travers les yeux des enfants que nous allons découvrir un monde post-apocalyptique,  l’une se souvient de sa vie d’avant tandis que l’autre est en éternel émerveillement devant toutes ces choses dont elle avait entendu parler. C’est un récit à la fois poétique, palpitant, plein d’espoir et de douceur. Fride et Nanna ont une mission à mener et ce n’est pas la plus simple, elles ne savent rien de ce qu’est devenu le monde et des dangers qu’elles encourent à le parcourir. Pourtant, elles y vont, le cœur vaillant et avec un courage sans failles, allant de surprise en surprise. Contrairement à la majorité des récits post-apocalyptiques, on découvre ici une facette plus positive de l’être humain, ce qui est très rafraichissant.