PAC : Bilan des lectures d’Octobre

Halloween Night : le manoir – Alexis Aubenque

S’il y a quelque chose que j’adore faire, c’est de me prévoir une lecture spécialement pour la période d’Halloween. Des histoires de fantômes, monstres et autres horreurs font partie de mon menu pour la période et il m’arrive de garder une envie spécialement pour l’occasion. C’est ce que j’ai fait avec ce roman d’Alexis Aubenque, que j’ai gardé sous la manche pendant près d’un an. Était-ce une bonne idée? Je vous en dit plus un peu plus bas…

Éditeur : Hugo Poche
Publication originale : 2021
Genre : Suspense
Nombre de pages : 237

ENTRE RIVERDALE ET AMERICAN HORROR STORY, UN MAÎTRE FRANÇAIS DU SUSPENSE DÉTOURNE AVEC BRIO LES CODES DU FANTASTIQUE

Seattle, USA.
Six étudiants convaincus de n'avoir peur de rien louent pour Halloween un manoir perdu au milieu de nulle part et que l'on dit hanté. Le clou de la soirée ? Une séance de spiritisme, "pour rire". Pour Brian, quarterback de l'équipe de foot de la fac et autoproclamé sale gosse de la bande, c'est l'occasion de pimenter encore un peu plus un week-end qui s'annonce torride avec sa petite amie, Mandy, qui n'a pas non plus froid aux yeux. Le "good guy" Luke et sa copine Kelly, eux, ne sont pas contre une expérience mystique ; ces vieux murs s'y prêtent tellement ! Surtout après la découverte par Kelly des étranges carnets de l'ancien propriétaire des lieux...

Je ne vais pas mentir, j’ai failli arrêter ma lecture après seulement quelques pages, puis je me suis dit que vu l’épaisseur du bouquin, ce serait vite torché. Le sentiment qui m’a le plus habitée au cours de ma lecture était la gêne. Je peux dire en toute franchise que j’ai trouvé l’ensemble médiocre, l’écriture est vulgaire, les personnages pauvres et caricaturaux et l’histoire est tout simplement claquée au sol. Je voulais des frissons et j’en ai eu, dommage que ça ait été de dégoût.

Alors je vous vois venir, la vulgarité c’est une chose et j’ai déjà lu des bouquins bien plus crus que celui-ci mais faut-il encore que ce soit bien écrit?! J’ai failli m’étouffer à plusieurs reprises devant le style et les phrases utilisées, en particulier lorsqu’il s’agissait des scènes de cul (il y en a un petit paquet et elles sont toutes très gênantes). Vous ne me croyez pas? Matez plutôt ce passage tout droit sorti de la quatrième dimension : « Il se dressa fièrement devant le lit, les mains posées sur les hanches, tel un Superman. Mandy comprit le message. Elle s’assit sur le bord du lit et approcha ses lèvres du sexe turgescent qu’elle engloutit lentement…« . Pouah, vraiment?

J’aurais pu laisser passer ce genre de détail mais le problème, c’est que c’est assez récurrent. La bêtise profonde des personnages n’a quant à elle rien arrangé, ils ont 20 ans mais leurs réactions leur en donne plutôt 15. Encore mieux, la majorité des échanges sont problématiques, entre gaslight lorsque l’une des protagonistes est clairement sous le choc et traumatisée, pression sociale sur le geek de la bande qui est perçu comme un sous homme car il est encore vierge, le traitement des personnages féminins, le coup du « c’est un gros con mais il a un bon fond » ou encore l’arrangement scabreux pour pousser les deux personnages célibataires à se chopper. Le clou du spectacle, c’est peut-être le personnage décrit comme autiste… Et là c’est la catastrophe, 50 nuances de « y a rien qui va », franchement la moindres des choses quand on écrit c’est de se renseigner un minimum et d’éviter de propager des descriptions stigmatisantes et d’un autre âge. Comment est-ce possible d’écrire des choses pareilles en 2021 ? Il y a des termes pour les décrire : psychophobie et validisme. Et pour moi, ça ne passe pas.

Je m’arrête ici avec un dernier mot sur cette histoire qui est censée nous faire peur. Vous savez à quoi ça m’a fait penser? à un « Chair de Poule« , sauf qu’eux je les aime bien et qu’il y a un certain charme dans la plume de R.L Stine. On m’avait vendu du American Horror Story en quatrième de couverture et j’ai eu droit à une version remaniée d’un téléfilm de TF1 avec les Jackass en tête d’affiche… Quelle tristesse.

Publié par

Cassy Own

Créatrice de l'Antre de la Green Witch, je suis une mangeuse de livres le jour, sorcière la nuit et couteau suisse au quotidien. J'ai rassemblé mes passions en un seul endroit pour les partager et échanger un petit bout de ma magie avec le monde (et l'univers!).

2 réflexions au sujet de “PAC : Bilan des lectures d’Octobre”

    1. J’espère aussi 🤞🏼
      J’aime beaucoup Florence Pugh et elle porte un peu le film toute seule faut bien le dire. Je pense que je m’attendais trop à quelque chose de révolutionnaire et de différent (j’avais aussi espéré une touche féminine plus marquée). Faut vraiment que je revoie mes attentes à la baisse 😅

      Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s