BSC : Bilan des lectures de Mai

Floriane Soulas – Les Noces de la Renarde

Lorsque je suis tombée sur ce livre, j’étais loin de me douter que j’y découvrirais autant de choses. J’avais été attirée par l’histoire des Kitsune, que je connaissais un peu et j’étais assez intriguée par l’histoire. Je savais que le roman allait me plaire et j’attendais le bon moment pour m’y mettre. C’est désormais chose faite, et ça m’a plu sans pour autant devenir LA révélation littéraire de l’année.

Éditeur : Pocket
Publication originale : 2019
Genre : Fantastique
Nombre de pages : 464

1467, Japon. Hikari, une kitsune, vit avec ses sœurs dans une forêt peuplée de petits dieux. Fascinée par les humains, la mystérieuse jeune femme s'intéresse de près aux villageois installés au pied de la montagne, et surtout à Jun, l'un des bûcherons. Mais le contact avec les hommes est formellement interdit par son clan…

2016, Tokyo. Mina a le pouvoir de voir et de côtoyer les esprits et monstres du folklore japonais. Solitaire à cause de ce don qu'elle doit cacher à tous, la jeune fille ne se sent pas à sa place dans la société. Jusqu'au jour où un esprit tente de s'introduire dans ses rêves et que sa camarade Natsume l'entraîne dans une chasse au démon à travers la capitale…

Deux univers se croisent, deux destins s'entremêlent, entre quête d'identité et désir d'émancipation.

Dans « Les noces de la renarde » , ce n’est pas un mais plusieurs personnages dont on va découvrir l’histoire. La première, en 1467, appartient à un clan de kitsune (les femmes-renardes) et s’aventure sur des sentiers qui lui sont interdits, ceux des hommes. La seconde quant à elle évolue dans le monde contemporain et tente de s’intégrer du mieux qu’elle peut à la société malgré ses dons de clairvoyance. Nous sommes face à un double récit et des temporalités très différentes mais aux enjeux relativement communs.

Je me suis surprise à bouder les passages « flashback » des kitsune au profit de l’histoire de Mina que je trouvais beaucoup plus palpitante. Le rythme y était plus soutenu et il s’y passait énormément de choses, ce qui me plaisait davantage. L’histoire de Hikari, la chasseresse kitsune m’a relativement ennuyée au début et je trouvais qu’elle tirait en longueur. J’avais bien compris ce qui allait se produire et je ne comprenais pas vraiment pourquoi ça prenait autant de temps. Ce n’est que vers la fin, alors que les deux histoires se recoupent, que j’y ai trouvé un véritable intérêt. L’histoire de Mina m’a tout de suite captivée car on y découvre d’emblée un monde fait d’esprits et créatures issues du folklore japonais. Avec elle, on y découvre les possessions, on tente de résoudre le mystère autour de ses origines et on se fait, entre-autre, entrainer dans le Tokyo underground réservé aux créatures et autres yôkai. J’ai par ailleurs beaucoup aimé la relation entre les personnages de Mina et Mayuri que j’ai trouvée touchante. C’est une histoire qui est à la fois mignonne et douce-amère, ce qui est sûr c’est qu’elle ne laisse pas indifférent. Son seul problème à mes yeux, c’est son rythme, très inégal.

L’aspect du récit m’ayant le plus interpellée est la relation entre le monde surnaturel et le monde contemporain. Les yôkai et kami sont pour certains, des êtres millénaires ayant vu les hommes se prosterner devant eux et qui sont désormais relégués au second plan, voire ignorés. Ils ont connu les grandes étendues naturelles et ont vu la société des hommes émerger. Et pourtant, ils se montrent relativement peu enclins à l’évolution, ils composent avec ce qu’ils ont et trouvent leur place au sein des villes mais leur mentalité ne change pas pour autant. Les humains quant à eux sont pour la plupart devenus aveugles au monde des esprits. J’y ai vu une critique ouverte au monde contemporain qui passe de plus en plus par la technologie et se déconnecte du spirituel. J’aurais d’ailleurs aimé que cet aspect soit plus développé, ainsi que la psyché certains personnages secondaires. Pour conclure, je dirais que c’était pas mal, que j’ai apprécié ma lecture mais que j’ai été quelques peu agacée par son rythme et le manque de profondeur de certains personnages.

Publié par

Cassy Own

Créatrice de l'Antre de la Green Witch, je suis une mangeuse de livres le jour, sorcière la nuit et couteau suisse au quotidien. J'ai rassemblé mes passions en un seul endroit pour les partager et échanger un petit bout de ma magie avec le monde (et l'univers!).

2 réflexions au sujet de “BSC : Bilan des lectures de Mai”

  1. Bravo pour toutes ces lectures et la réussite de ce challenge !
    Maintenant pourquoi ne pas tenter un challenge estival avec celui que lesparaversdemillina nous a concocté ?

    J’aime

    1. Merci 🥰
      Je participe déjà à un challenge estival, le Ice Cream Summer Challenge. J’ai vu la publication pour celui des Paravers de Millina bien plus tard, ça s’est vraiment joué à peu de choses. Je pense j’y participerai l’année prochaine si elle décide de le refaire 😊 comme je combine déjà mon challenge (Astro Book Challenge) avec les challenges saisonniers, je ne me sens pas d’attaque pour en rajouter un en plus 😅.

      Aimé par 1 personne

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