Astro Book Challenge – Rendez-vous avec la mort…

Le Magasin des Suicides – Jean Teulé

Deuxième escale dans le monde de l’Au-delà avec la visite du magasin des Suicides, tenu par les Tuvaches (oui). Imaginez un peu ce genre de commerce dans notre vie de tous les jours, quel scandale ça ferait! Et pourtant, personne ne trouve rien à y redire dans ce roman et cela semble tout à fait normal… Je vous rassure tout de suite, ce n’est pas une ode au suicide et le niveau d’absurdité est tellement élevé qu’on sort presque directement du cadre du magasin pour s’évader beaucoup plus loin. C’est un livre intéressant sur plusieurs niveaux mais je dois avouer que j’ai trippé en le lisant, je ne m’attendais pas du tout à ça!

Éditeur : Pocket
Publication originale : 2006
Genre : Fiction, Humour
Nombre de pages : 160

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Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...

Quel drôle d’ouvrage que voilà! Je pense que je n’étais pas prête à entrer dans l’univers des Tuvaches et j’ai été frappée de plein fouet par leur mode de vie et fonds de commerce. C’est un livre très court mais il s’en passe des choses! Si bien que j’ai parfois eu du mal à comprendre ce qu’il m’arrivait.

La première chose à savoir, lorsqu’on s’apprête à se lancer dans la lecture du magasin des suicides, c’est que c’est d’une absurdité hors norme. Tout commence par un sourire… Ce chenapan de Allan, le petit dernier de la famille n’aurait tout de même pas osé?! Personne ne sourit jamais chez les Tuvaches… non mais! Cet enfant terrible, osant se montrer positif en toute occasion évolue pourtant au milieu de braves gens, bien dépressifs comme il faut, c’est à ni rien comprendre!

Nous allons donc rencontrer cette petite famille, caricature sur patte à l’existence misérable et aux états d’âmes sombres et leur fonds de commerce à travers leur quotidiens et leurs ventes. Ironiquement, on les plaindrait presque de ne pouvoir bénéficier de leurs propres articles (parce que sinon, qui tiendrait la boutique?). Tout aurait pu continuer ainsi pendant encore quelques générations si le petit Allan ne s’y était pas mêlé… Il parait que le positivisme est contagieux… Tous aux abris!

Graduellement, les choses vont passer de l’absurde au surréaliste et au plus je m’approchais de la fin du roman, au plus j’avais l’impression de nager en plein (mauvais?) rêve. Un peu comme quand notre cerveau fait des associations si loufoques et qu’on se réveille en se demandant ce qui ne va pas chez nous. J’ai refermé le bouquin, l’œil hagard en essayant de trouver du sens à ce que je venais de vivre et je n’en ai encore trouvé aucun. Cela dit, le trip n’était pas désagréable, j’ai même bien ris.

Publié par

Cassy Own

Créatrice de l'Antre de la Green Witch, je suis une mangeuse de livres le jour, sorcière la nuit et couteau suisse au quotidien. J'ai rassemblé mes passions en un seul endroit pour les partager et échanger un petit bout de ma magie avec le monde (et l'univers!).

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