Astro Book Challenge 2021 : Bilan des lectures

Cthulhu, Le Mythe : Livre I – H.P. Lovecraft

En créant le challenge et la catégorie « La lune de sang » du menu « Les mystères du ciel« , je pensais précisément à l’œuvre de H.P. Lovecraft. Tout le monde a déjà entendu parler du grand Cthulhu ou du Nécronomicon et pourtant, peu d’entre nous ont eu le courage de se lancer dans les nouvelles horrifiques de l’auteur. Pour m’initier à ce monde et sa mythologie, j’ai décidé de lire un recueil de 9 nouvelles, à l’origine du mythe de Cthulhu, ce qui vient valider les thèmes Monstre et Horreur.

Éditeur : Bragelonne
Publication originale : 1917-36
Genre : Mythologie, fantastique, horreur, science-fiction
Nombre de pages : 432

Le mythe de Cthulhu est au cœur de cette œuvre : un panthéon de dieux et d’êtres monstrueux venus du cosmos et de la nuit des temps ressurgissent pour reprendre possession de notre monde. Ceux qui en sont témoins sont voués à la folie et à la destruction. Les neuf récits essentiels du mythe sont ici réunis dans une toute nouvelle traduction.

À votre tour, vous allez pousser la porte de la vieille bâtisse hantée qu’est la Maison de la Sorcière, rejoindre un mystérieux festival où l’on célèbre un rite impie, découvrir une cité antique enfouie sous le sable, ou échouer dans une ville portuaire dépeuplée dont les derniers habitants sont atrocement déformés…

Pour être tout à fait honnête, j’ai eu énormément de mal à lire et à terminer ce livre. J’étais assez emballée par ce qui se racontait dans chacune des nouvelles et l’horreur est un genre que j’affectionne et pourtant, j’ai bloqué. Je pense que les éléments du mythes étaient un peu trop présentés de façon « plic ploc » à mon goût et je m’y suis un peu perdue. Le tout est assez cryptique, un peu comme si nous arrivions par hasard au beau milieu d’une cérémonie occulte d’une société secrète et il faut relier les points à la façon d’un mythbuster pour y voir un peu plus clair. L’ambiance quant à elle est souvent très lourde et la tension monte crescendo jusqu’à la fin du récit, souvent sinistre. Pour faire les choses bien, je vais parler de chaque nouvelle indépendamment car si elles font partie du même univers, elles restent très différentes, voire inégales.

On commence d’ailleurs très fort avec La cité sans nom, qui plante le décor de manière très retentissante. En d’autres mots, c’est l’angoisse dès les premières lignes et il faut être dans un certain mood pour pouvoir l’apprécier à sa juste valeur. On poursuit la lecture avec Le Festival, qui m’a malheureusement laissée indifférente mais qui a le mérite de nous présenter le fameux Necronomicon. C’est avec L’Appel de Cthulhu que j’ai réellement accroché au mythe car on entre dans le vif du sujet et de nombreux secrets y sont révélés. La nouvelle suivante, L’horreur à Dunwich fait partie de ces récits qui rendent fous et dont on refuse de se détacher avant la fin. On y suit la vie de Wilbur, personnage étrange dans son initiation aux arts occultes et à son ascension… Poursuivons avec Celui qui chuchotait dans le noir, qui nous dresse un tableau angoissant à travers des échanges de lettres de plus en plus terrifiantes. On comprend petit à petit ce qui se trame dans les montagnes de cette petite ville du Vermont et on hurle presque sur le personnage principal lorsqu’il décide de s’y rendre. C’est une nouvelle qui est assez lente au démarrage mais je ne regrette pas d’avoir persévéré pour la terminer. Changement de décor et nous passons des montagnes au bord de mer avec Le Cauchemar d’Innsmouth, qui nous présente une ville portuaire délabrée où les habitants ne semblent plus entièrement humains. Pour le coup, j’y étais vraiment, j’avais même presque l’odeur de poiscaille dans le nez! J’aurais pu me contenter de la partie de l’histoire qui se déroule à Innsmouth mais je dois dire que la suite et la chute m’ont particulièrement plu aussi. Vient ensuite le tour de La maison de la sorcière, que j’ai détesté. On y suit un étudiant en mathématique qui a percé le mystère du voyage interdimensionnel (si j’ai bien compris, cette nouvelle était trop technique pour moi) et qui se fait harceler par l’esprit d’une sorcière et de son ignoble familier homme-rat au nom ridicule : Brown Jenkin. Je ne vais pas mentir, je l’ai lue en diagonale car elle m’ennuyait et je ne suis pas arrivée à accrocher. Heureusement, la nouvelle suivante, Le monstre sur le seuil a vite fait de me faire oublier la déception rencontrée avec la sorcière. Cette histoire est complètement tordue mais je l’ai adorée et je l’ai trouvée beaucoup plus complète que les autres. Ce qui est délicieux, c’est qu’elle se recoupe avec les autres et que si on comprend bien ce qu’il se passe, on reste pourtant impuissants devant l’horreur de la situation et la folie qui en découle. Enfin, clôturons avec Celui qui hante les ténèbres qui ne m’a pas laissée un grand souvenir, une fois encore, on y retrouve un personnage obsédé par ses recherches et qui par la force des choses, invoque une entité qu’il aurait mieux fait de laisser tranquille. Le rythme était franchement trop lent pour moi et j’ai zappé quelques passages pour au final être déçue car il ne se passe pas grand chose.

Publié par

Cassy Own

Créatrice de l'Antre de la Green Witch, je suis une mangeuse de livres le jour, sorcière la nuit et couteau suisse au quotidien. J'ai rassemblé mes passions en un seul endroit pour les partager et échanger un petit bout de ma magie avec le monde (et l'univers!).

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